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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:51

livre_2011_04_dard_monte-charge.jpgAprès une longue absence (on apprendra plus tard qu'il sort de prison), Albert retourne chez sa mère, morte en son absence plusieurs années auparavant, et décide d'aller dans le restaurant qui les faisait tous rêver, en face. Là, il rencontre une jeune femme, accompagnée de sa petite fille, dont il ne sait pas encore qu'elle va changer son destin cette nuit. Séduction, impulsion, puis cadavre, tout va basculer en cette nuit de Noël, et les apparences vont jouer à Albert un bien vilain tour.

 

Frédéric Dard avait écrit ce récit il y a bien longtemps, et ça a été sorti des cartons et publié l'année dernière. C'est bien la première fois que je termine un Frédéric Dard ! Et j'y ai pris un certain plaisir... Si le corps de l'histoire est un brin téléphoné, l'écriture, particulièrement fluide et sans façons, est agréable et très facile à lire, et la fin est un peu plus surprenante, du genre qui fait se taper le front en disant "ah bon sang, l'andouille !!". L'innocence et la morale sont légèrement décalées, mais le tout reste plutôt crédible et les rapports humains terriblement assis dans le réalisme, avec leur part d'absurdité et leur absence d'esthétisme qu'on ne croise pas toujours dans les romans. La fin est un peu en queue de poisson, mais pas complètement, disons qu'elle laisse ouvertes les possibilités de sortie tout en ménageant un petit coup de théâtre...

 

En bref : un excellent roman de détente, qui ne prend pas la tête, n'empêche pas de dormir et propose quand même une histoire consistante =^.^=

 

*****

Feuilletons ensemble quelques extraits...

 

incipit : Jusqu'à quel âge un homme se sent-il orphelin lorsqu'il perd sa mère ?

 

pages 19-20 : J'étais bien, tout à coup. Bien, comme lorsqu'on a très faim et qu'on va manger ; bien comme lorsqu'on a très sommeil et qu'on se couche. Le seul vrai plaisir de ce monde, c'est l'assouvissement.

 

page 45 : Pouvoir être pour quelqu'un ce qu'on est si peu pour soi-même, voilà qui réconforte !

 

page 45 : Il était très beau, il était très riche, il avait une voiture de sport qui m'impressionnait beaucoup. Les filles de maintenant épousent souvent des autos. C'est un mal du siècle !

 

page 54 : Elle est morte ici, toute seule avec mon absence.

 

page 104 : Il n'avait aucune appréhension, lui, pas même un pressentiment. C'était un être sans complication et sans détour. Il devait aimer le travail, le plaisir et son prochain...

 

page 175 : Le danger, lorsqu'il est présent, effraie moins.

 

*****

Le Monte-charge, Frédéric Dard, 2010, 185 pages

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