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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:58

 

Il y a quelques années, j'ai découvert ce que j'ai déjà entendu appeler "le monde du handicap". Forcément...Comme le chante Grand Corps Malade dans 6ème sens, on vit à côté sans vraiment s'en rendre compte, sans le voir, même si par ailleurs la vie nous amène à cotoyer des handicapés... 

Et il y a quelques jours, en faisant une visite à l'entenne près de chez nous de l'association Valentin Haüy (où SuperKrapou va apprendre le braille), je me disais qu'il y a DES mondes du handicap, et non UN monde du handicap. Et que c'est bien dommage que ces mondes semblent si étanches les uns aux autres ; pas seulement avec "le monde des valides" mais d'un handicap à l'autre aussi... Oh je ne dis pas, qu'on soit valide ou handicapé d'une quelconque façon, on croise des gens de tous les mondes, ça oui, mais on ne se figure pas vraiment leur réalité, leur quotidien, leur vie, même si on tente de l'imaginer. Tant qu'on ne s'est pas approché un peu plus, simplement approché, je ne dis même pas plongé dedans, on ne se figure pas vraiment les choses... Et puis on en prend la vertigineuse mesure un jour, au détour d'une rencontre, d'une discussion, d'une porte-fenêtre qui s'ouvre toute grande et nous invite à peine l'a-t-on entrebaillée...

 

Et je me faisais la réflexion que décidément, l'école dont on nous rebat les oreilles avec son rôle essentiel de socialisation et blablablabla fait vraiment pâle figure avec sa manie de cantonner les enfants par tranche d'âge, derrière des grilles, des murs, des barreaux qui semblent infranchissables (quel symbole pour grandir ! quel dommage que notre société en soit arrivée là !), et uniquement entre semblables, même âge, même normalité, à peine si on tente (avec très souvent une rare mauvaise volonté)de temps en temps une "intégration" (pouah berk ! rien que la nécessité du mot dit bien tout le rejet initial, et c'est ce rejet-là qui ne devrait même pas exister...).

 

C'est aussi pour des petites choses comme ça, pas si petites que ça dans le fond, que j'apprécie l'IEF. Mes enfants apprennent ce qui les tente, ils ont une vraie curiosité pour ce qui leur est "étranger", ce et ceux qu'ils ne connaissent pas, ils ont un mouvement de curiosité et non de rejet vaguement dégoûté ou de crainte, comme ils avaient déjà un peu en sortant de l'école... Je ne dis pas que tous les enfants scolarisés sont dans ce cas (même si une majorité, soyons réaliste ! l'école apprend et formate la norme et pas grand chose d'autre le plus souvent malheureusement, et les exceptions sont individuelles et non institutionnelles...), ni que les enfants instruits en famille sont tous ouverts d'esprit (j'ai malheureusement assez vu d'exemples du contraire pour ne pas le penser...).Mais au moins en IEF, dans beaucoup de cas, un enfant qui a cette disposition à la curiosité envers autrui n'est pas obligé de lutter contre le système, la "machine école" (ben merde ! voilà que je me mets à parler comme les gens de l'IUFM ! lol) qui broie tout, pour laisser vivre ce mouvement...

Et puis on m'objectera (avec raison) que je participe à cet ostracisme en ne mettant pas mes enfants à l'école coûte que coûte, en ne les "sacrifiant" pas pour le progrès commun, et d'autant plus que j'ai un enfnat hanicapé. C'est pas faux. C'est un choix personnel et égoïste parfaitement assumé. Pendant longtemps, je rêvais de contribuer à changer le système de l'intérieur, j'ai même fait la formation pour passer le CAPES de lettres... Mais je n'y crois plus depuis bien trop longtemps...

 

Aujourd'hui, comme une fois par an, c'est la JIPLI, journée internationale pour la liberté d'instruction. Qui ira le dire dans les écoles, qu'il existe d'autres réalités ?.

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mots-clés : cogitations, IEF, politique, société, école, handicap, SuperKrapou


Commentaires

 

L'école est une prison.

Moi je l'ai vécue comme ça. Et mes enfants aussi.

Commentaire n°1 posté par Emmanuelle le 15/09/2010 à 12h11

 

Il y a de ça, mais pas seulement je trouve. Et puis bon, les murs sont plus souples que ceux d'une prison (dit celle qui a séché un nombre un peu fous de cours au collège, en faisant le mur tout simplement...)

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 08h50


Le gros souci de l'Education Nationale en matière d'intégration d'enfants handicapés, c'est le manque de moyens ! Trop d'élèves par classe, locaux et matériel pas toujours adaptés (ni adaptables), AVS à mi-temps ou pas d'AVS du tout, gros manque de formation des enseignants spécifique au handicap de l'enfant qu'on accueille, manque de concertation entre les intervenants ( certains se retranchant derière le secret professionnel ...) ou de temps pour le faire.

Maintenant, l'IEF reste méconnue, c'est certain (moi-même, avant de te lire ...). Mais c'est un choix que tout le monde ne peut pas (matériellement et intellectuellement) faire.

Commentaire n°2 posté par Nadine le 15/09/2010 à 12h24

 

Je ne crois pas que le gros souci soit le manque de moyens. Des moyens, il y en avait beaucoup moins dans les décennies passées, et on ne se prenait pas la tête, les enseignants prenaient les enfants comme ils étaient (et c'est ce qu'a vécu SuperKrapou ses deux dernières années de primaire, avec un enseignant souple qui s'est naturellement adapté, sans AVS ni recourir à l'humiliation ni rien...). Pour moi, plus qu'une question de moyens (parce que franchement, vu les budgets de l'EN faut arrêter de prétendre qu'on manque de moyens !), c'est une question de bonne volonté (je l'ai rarement croisée) et de compétences (mais pour former correctement, il faut une volonté politique, et là va falloir chercher le quel de nos marioles voudra bien réduire son élite à  lui...).

Mais bon, ça n'est que mon avis.

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 08h54


C'est peine perdue...La porte est fermée à clefs, les grilles sont trop hautes et il y a même des barrières devant l'école! c'est dire...

Mes enfants voient des personnes de couleur, des handicapés, des femmes voilées, des gothiques sans se dire qu'il faut les enfermer ou s'en méfier !

Ils randonnent avec des bambins, avec des mamies de soixante dix ans et plus. Ce qui les intéresse, c'est l'histoire de l'autre, ce qu'il pourrait avoir à leur apporter sur le plan HUMAIN!

Les adultes les apprécient pour ça (ils les trouvent agréablement vivants!), les plus petits les adorent pour l'attention et la gentillesse dont ils font preuve, les ados les trouvent trop "cools" (parce qu'ils s'imaginent qu'ils peuvent se lever quand ils veulent, bref, passons!)...Et eux, ils vivent tranquillement sans se prendre la tête avec un frère handicapé qu'il trouve génial !

Non l'école n'a pas le monopole du coeur (tiens, ça me rappelle quelque chose...), ni de l'intelligence. A force de vouloir nous confiner dans des petites cases, on est obligé de faire des "fêtes de quartier" parce que le type qui est juste là, oui, là, à deux pas, ben, vous ne le connaissez pas...Dommage!!!

ValérieJ

Commentaire n°3 posté par LaMaman le 15/09/2010 à 14h42

 

Ah oui, ça non je ne les connais pas mes voisins... Mais peut-être qu'un jour, si ceux qui ne répondent pas quand on dit bonjour le font, et que ceux qui répondent mais nous regardent de travers si on tente de discuter plus avant taillent un brin de bavette, ça sera le cas... Tu as raison : c'est le monde qui déconne, aps juste l'école :-(

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 08h55


Parfois on a l'impression que ça bouge, mais c'est trop lent, trop rare, y a pas de moyens pour suivre...

J'ai rencontré le prof principal du junior hier soir, vu que l'année de 3ème, c'est pas pour passer le brevet qui cloture l'année (bien qu'il soit obligatoire) mais parce que c'est l'année des choix proffessionnels et de l'orientation

Le junior sait déjà ce qu'il veut faire, où aller après, donc une chose de réglé... mais son prof m'a dit qu'il va lui faire prendre des cours de méthodologie : traduction : aprendre à aprendre, à être autonome, des astuces pour prendre des notes, organiser ses cours et ses devoirs.... d'après le prof, c'est un truc qu'ils ont pas au programme mais qui manque au gamins...

Pour rentrer à Wolfhisheim, il aura besoin d'une sacrée moyenne, au dessus de la moyenne qu'il faut pour suivre une seconde générale, il m'a dit que le gamin avait du potentiel, mais qu'il fallait qu'il sache comment l'utiliser, donc adaptations des cours .... des heures sup pour le prof, ....

C'est la première fois que je tombe sur un enseignant qui s'investi personnellement, qui suit les gamins un par un, et adapte la méthodologie, qui les rends responsable et autonomes ...

La question que je me pose, c'est combien de temps cela va durer jusqu'a ce que ce type soit broyé par le système et qu'à force, il suit le mouvement, rentre dans le moule, laisse faire

Commentaire n°4 posté par Catherine le 15/09/2010 à 15h00

 

Je suis d'accord : ceux qu'on remarque, ce sont les enseignants qui s'investissent dans leur job. Malheureusement, ce sont eux qui sont "hors norme" ! un comble pour une profession où ils sont si nombreux à se flagorner d'une prétendue "vocation" !!

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 08h57

 

je suis absolument d'accord avec l'idée que mélanger les enfants (niveaux, âges, particularités) est un enrichissement et c'est un des points qui peut caractériser le lieu où je travaille et où j'ai vu de beaux échanges. Mais je n'ai qu'un tout petit point de vue et malheureusement j'ai aussi vu beaucoup de rejet face à cette idée dans le monde enseignant qui a un peu peur de la différence (dans une classe de 30 gamins plus ou moins excités).

Ton grand apprend le Braille par goût pas par nécessité ? C'est drôlement intéressant ! Le langage des signes aussi ? Je me rappelle avec émotion la première fois que j'ai lu l'histoire d'helen keller et le film "Alabama song", et aussi une biographie pour ados de Louis Braille, redécouverte il y a 3 ans lorsque j'en ai fait la lecture à un élève atteint d'une dégénérescence de la vue (il ne voyait plus qu'un tout petit peu en périphérie et avait un gros trou noir au centre de la vue de chaque pupille).

Commentaire n°5 posté par zazimuth le 15/09/2010 à 16h00

 

Je crois aussi, oui, que la difficulté vient des enseignants, au moins en (grande) partie. L'enseignant très bien vraiment extra dont je parle toujours qu'a eu le SuperKrapou ses 2 dernières années de primaire avait plusieurs atouts, à mon avis : d'abord il avait, dans sa vie, quitté l'école, fait un autre boulot avant de devenir instit, et ça ça devrait être obligatoire pour pouvoir enseigner ! Avoir un minimum idée de ce à quoi ressemble la vraie vie pro ailleurs, pas juste changer de rôle en restant dans l'école ! Ensuite, il avait une classe de près d'une trentaine d'enfants, CE2 à CM2, dans ces cas-là, il faut bien s'adapter, et tout le monde prend le train, les lents, les rapides, les agités, les calmes, on a mieux à faire qu'à se prendre le chou, alors on module l'enseignement. Et ça marche, ils sont tous sortis avec un super niveau (bien supérieur à celui imposé par le programme...).

 

Pour le braille, il l'apprend par choix. Aucune nécessité, il n'a qu'une très légère hypermétropie. Bonne idée la biographie de Louis Braille, je vais essayer de lui en trouver une tiens, je suis sûre que ça l'intéressera...

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 09h03


Je n'ai qu'un truc à dire. L'école ne fait pas tout, ne l'a jamais fait et ne le fera jamais. Ce n'est pour moi qu'une pièce de l'édifice. Les parents actuels justement pense souvent le contraire et en attende tellement de la sacro sainte école et c'est là leur erreur. La politsse, bah pourquoi se casser à l'apprendre au gosse hein, de toutes façons l'école va le faire .... ben non non et non ..... et pour tout c'est pareil .... comme dit l'autre, on n'est jamais mieux servi que par soi même ....

Commentaire n°6 posté par Dilou le 15/09/2010 à 18h36

 

D'un côté, je suis d'accord, mais d'un autre, c'est difficile pour les parents de lutter contre le vent... Dans la ville où on habitait avant, j'ai parfois entendu des gros mots dans la bouche de très jeunes enfants (je parle de "connard" ou "fils de pute" dits par des enfants de 3 ans...). Alors oui, ça vient de chez eux, mais quand ils le disent à l'école, et qu'aucun enseignant ne juge utile d'intervenir, il suffit qu'un seul gamin un peu charismatique parle comme ça, et il y a rapidement 70 parents qui ont un problème avec leur propre bambin... Alors qu'une simple intervention de l'instit aurait peut-être changé des choses (cela dit, je n'en sais rien, je ne les ai jamais vus intervenir...).

Je prends l'exemple des gros mots, mais je l'ai rencontré aussi avec les crachats et d'autres insolences...

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 09h07


Entrer dans les écoles, j'y ai pensé également.... Proposer un pont entre eux et nous, partager pourquoi pas des activités... Et puis j'ai réalisé que ce n'était pas si simple... Comme une provocation... Leur offrir notre bouffée de liberté, nos possibilités et puis repartir en fermant la porte. J'ai quelques amis enseignants avec qui nous échangeons sur nos réalités, débats souvent intéressants. Nous nous sommes régulièrement enrichis. De là à passer la porte... J'imagine aussi des petits visages tentés, tellement tentés, des visages qui à l'école se crispent trop souvent, des visages qui s'empliront d'espoir pour comprendre que ce n'est pas possible pour leurs parents... Comme une lumière tendue dans un endroit où l'enfant souffrirait, pour mieux la lui reprendre ensuite... Alors je continue de croire que l'IEF devrait être mieux connue, mais dans un endroit plus neutre que l'école.

Commentaire n°7 posté par lysalys le 16/09/2010 à 07h44

 

Je ne sais pas. Pas y entrer nous, mais c'est le rôle des enseignants d'aider les enfant sà s'ouvrir au monde. L'instit dont je parle si souvent (décidément) qu'a eu SuperKrapou en parle à ses élèves, sans tabou. Parce que ça les intrigue que des enfants du village n'aillent pas à l'école, il répodn aux questions, ne cache pas que l'école n'est pas obligatoire, et que si eux y sont c'est un choix ou une obligation de leurs parents. Chacun sa part de responsabilité dans ses choix aussi hein ! (j'aime pas beaucoup les parents qui commencent par vouloir imposer silence pour ne pas avoir à assumer leurs choix... car c'est un choix ! moi aussi j'aurais préféré continuer à bosser et avoir du temps pour moi !).

Réponse de Plouf_le_loup le 16/09/2010 à 09h11


1) la plupart des enseignants actuels ont fait d'autres métiers avant, vu que le recrutement est tardif. Et je suis d'accord avec toi, ça permet de mieux cerner les réalités de la vie !

2) les enfants ne viennent pas toujours dire leurs gros mots devant nous. Je ne pense qu'aucun enseignant ne les tolère, simplement il arrive que les enfants les utilisent ou les répètent en récréation, on ne les entend pas toujours (et ils s'arrangent bien pour qu'on n'entende pas !!!)

3) quand je dis "l'Education Nationale manque de moyens", j'entends qu'elle ne met pas de moyens à disposition, les a-t-elle ou pas, c'est une autre question ... L'école est aujourd'hui obligée d'accueillir tous les enfants, ce n'était pas le cas avant !

Commentaire n°8 posté par Nadine le 16/09/2010 à 12h21


Pour répondre à Nadine,

Oui, l'école est OBLIGEE d'accueillir tous les enfants mais que fait-elle de ceux ou pour ceux qui ne rentrent pas dans le "moule" ... Rien et c'est bien là le problème.

Dans les parcours scolaire de mes enfants (l'ainé va avoir 25 ans), je n'ai rencontré que deux institutrices qui, selon moi, avaient la vocation, la vraie, qui savaient se faire respecter et respecter leurs élèves ... Juste 2 en 22 ans !!!

Alors oui, il manque peut-être de moyens, il manque certainement de formations mais il manque surtout une chose, l'amour du métier.

Pour moi et bien sûr cela n'engage que moi, je considère qu'être instituteur ou professeur, c'est comme être sage-femme ou prêtre, c'est un sacerdoce et cela ne devrait-être que ça, malheureusement ...

Commentaire n°9 posté par Silvia le 18/09/2010 à 00h35


à Silvia :

J'ai eu pendant une année scolaire une enfant "qui ne rentrait pas dans le moule", elle avait de gros problèmes (psychiques, psychologiques, intellectuels ?). Scolarisée en grande section elle n'avait pas les acquis de petite section, les apprentissages ne l'intéressaient pas du tout, elle criait, chantait, se déshabillait en classe, insultait tout le monde, frappait les autres enfants, faisait des colères ... J'étais sur le qui-vive à chaque instant, chacun se plaignait d'elle.

Que faire pour cette enfant ? J'étais bien démunie !!! On a beau aimer son métier et souhaiter aider cette gamine, on en a 25 autres dans la classe qui essaient de mettre la situation à profit pour chahuter eux aussi (même si on leur explique que cette petite est différente et qu'on a plus de tolérance envers elle, ils n'ont que 5 ans !) et l'ambiance n'est guère propice au travail ...

Commentaire n°10 posté par Nadine le 20/09/2010 à 07h42

Dans un cas extrême comme ça, je crois, oui, que c'est difficile, Nadine. Mais les soucis qu'on a pu rencontrer, Silvia comme moi, ne relève pas de problèmes aussi sévères, et pourtant on peut dire ce que c'est que l'hostilité et le manque de bonne volonté de la part des enseignants :( Tu sais, celle de notre village que les parents appellent Cruella, et qui utilise l'humiliation permanente comme une donnée pédagogique, elle n'a pas besoin de grand chose pour considérer qu'on "sort du moule" et déchaîner son agressivité, malheureusement. Ca n'est qu'un exemple, assez caricatural, mais j'en ai croisé plus de comme elle que d'autres...

Cela dit, ceux qui se donnent à fond (et j'en ai croisé), je crois qu'ils ne se rendent même pas compte que tout le monde n'en est pas là...

Réponse de Plouf_le_loup le 20/09/2010 à 19h19

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