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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 13:44

livre_2010_11_lapeyre_vie_breve_desir_sans_fin.JPGBon, l'article aussi sera bref...

Nora est belle, fascinante, magnétique, jeune. Louis Blériot est plus âgé, marié, mais sa vie a été marquée par son aventure avec Nora, et depuis 2 ans, par son absence et son attente. Attente récompensée, quand Nora revient à Paris et vers lui, en quittant Murphy Blomdale, avec qui elle vivait à Londres.

 

J'ai tout d'abord été déroutée par la narration au présent.

Puis j'ai apprécié ce semblant de vivacité dans un récit qui met incroyablement à plat des choses fortes émotionnellement, qui semblent être emportées dans un tourbillon de passion. Plat, tout plat. Avec quelques saillies d'étalage de culture-confiture qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, étalage qui se rêve discret mais n'apparaît que comme l'expression d'une fausse modestie très bobo, voire la volonté de se faire accepter dans les cercles mondains, façon "voyez, je cite machin et truc, moi aussi je suis de votre monde".

 

Peut-être que plus tard ça s'arrange, je n'en sais rien, et j'avoue que je me fiche de le savoir, je n'ai pas envie d'en apprendre plus ni d'avancer dans l'histoire, les analyses sauvages tirées par les poils de nez m'emmerdent, l'indolance mondaine habillée de verbiage pédant qui s'ignore aussi, sans parler des histoires de culs des nantis oisifs qui confondent cul et coeur et n'en finissent plus de se regarder le nombril d'un air grave ! Je conçois qu'on puisse y voir de la subtilité, de la mélancolie, voire de l'élégance (allez, soyons fous !), j'ai même failli tomber dans le panneau, mais finalement j'y vois surtout de la pose. Mondaine, je me répète.

 

Donc je m'arrête page 114, je me suis bien ennuyée...

 

________.-*U*-.________

Quelques extraits quand même, pas tellement sur le sujet central (Nora), car vous verrez que le ton, identique pour parler de passion, ne donne pas envie de plonger dans cette passion...

 

page 17 : N'importe qui à sa place se serait déjà rendu à l'évidence. Mais pas lui. Il ne parvient pas à y croire. Il se regarde d'ailleurs droit dans la glace pou voir s'il a l'air d'y croire, mais non, il a les yeux de quelqu'un qui n'y croit pas.

 

page 21 : Cette conviction, Blériot l'a pourtant eue autrefois, quand il s'est mis en ménage avec Sabine, mais depuis il l'a perdue. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à se répéter - ça ressemble d eplus en plus à de l'autosuggestion - qu'il a épousé la plus intelligente et la plus aimante des femmes, la plus à même de le rendre heureux, et que si c'était à refaire, il n'hésiterait pas une seconde.

 

page 48 : Et il leur est arrivé là-bas ce qui arrive à tous ces amants pressés qui s'engouffrent dans le premier hôtel venu et se retrouvent coincés dans l'ascenseur. Des années plus tard, ils sont toujours bloqués et ont épuisé tous les sujets de conversation.

 

page 50 : Ils pourraient se séparer, mais ils continuent à vivre ensemble, sans doute parce que dans leur confusion émotionnelle ils ont besoin d'ordre - même si chacun d'eux a son ordre à lui - et qu'ils ne redoutent rien tant que de voir leur vie livrée au chaos et à la dispersion.

 

________.-*U*-.________

La Vie est brève et le désir sans fin, Patrick Lapeyre, 2010, 345 pages, Prix FEMINA 2010

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Plouf_le_loup - dans Livres
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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 21:45

évidemment... Les meringues (et pizzas maison et sur mesure) étaient bien accompagnées...

2010 11 18 beaujolais

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 21:30

Bon, les 4 grandes pizzas ont été dévorées trop vite, et je faisais partie de la meute, manger ou photographier il faut choisir, avant que j'aie le temps de prendre l'appareil photo Ange22.gif Mais je peux quand même vous montrer les meringues du jour parce que j'ai eu le temps de les photographier avant qu'on mange tout (vu qu'il y en avait 2 plaques !).

Recette originelle prise ici chez Karine, sans la mise en forme, et puis j'ai modifié la cuisson, et jamais obtenu d'oeufs en neige, d'où, de toute façon, l'impossibilité de faire des formes, puisque ça n'a fait qu'une pâte épaisse mais encore liquide. Peu importe, ça a super bien gonflé à la cuisson, et ce sont les meilleures meringues jamais testées dans la maison. En plus, elles étaient magnifiques ! (vous noterez l'imparfait alors qu'il y en avait 2 plaques entières !)

miam_2010_11_18_meringues.JPG

Désolée pour les images pourries, photos de nuit en intérieur, euh...

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 21:17

improvisés ce soir vite faits, super miams !

miam_2010_11_15_muffin.JPG

 

Pour une trentaine de petits muffins

 

2 yaourts

3 pots bien bombés de farine

1 pot de cassonade

1 pot de sucre

2 pots de noix de coco râpée

2 gros oeufs

3/4 de pot d'huile

4 bananes bien mûres écrasées à la fourchette

1/2 sachet de levure chimique

 

Mélanger le tout, mettre dans des moules, cuire environ 30-35 minutes à 150-160° (th.5+), selon votre four.

 

Bon appétit ! =^.^=

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:40

La perfection est-elle souhaitable ? (en quoi ?)

 

Hein ?

 

A quelle page ?

 

 

monday_coffee.jpg

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 08:59

livre_2010_11_nothomb_forme_vie.JPGAmélie Nothomb, auteure et narratrice de ce roman, reçoit un jour une missive d'une soldat américain basé en Irak. Ayant pour habitude de répondre à tout son courrier, elle répond à celui-ci. Il va ensuite lui révéler le drame de sa vie, l'obésité. Une correspondance toute particulière va alors s'installer et prendra une place importante dans leurs vies, jusqu'à ce que...

 

Ces derniers temps, j'ai lu des critiques acides sur Amélie Nothomb que, semble-t-il, il est de bon ton de ne plus apprécier dans les milieux bobos et pseudo-intello. Ca tombe bien, parce que 1-ma grotte est loin de ces milieux, et 2-j'aime toujours Amélie Nothomb, sa plume virtuose et son esprit décalé. Et je trouve que vieillir lui réussit à merveille ! Elle gagne en originalité, en subtilité et en sincérité ce qu'elle perd en excentricité factice. Je comprends que ça puisse déplaire, dérouter, voire décevoir, mais pour ma part j'apprécie grandement (oui, je suis bon public et j'en suis fière figurez-vous =^.^= ).

Ce livre n'est pas crédible ? Certes. Et alors ? Est-ce que je lis un roman quand j'ai envie de crédibilité ? Non, je prends un bouquin de Pierre Bellemare et Jacques Antoine !

Mon seul bémol serait peut-être l'incursion politique du début, que j'ai trouvée convenue, simpliste et inutile. Mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié ce roman, même la fin en queue de poisson, râlante à souhait puisque le moment le plus excitant et potentiellement réjouissant est volontairement évincé...

En revanche, j'ai réellement apprécié sa réflexion sur le décalage entre ses convictions et ses réactions spontanées face à l'obésité. Aimé aussi cette impression d'entrer un peu dans son "intimité" sans impudeur via le récit de certains de ses courriers, même si parfois un brin au réglage de compte en public m'a mise mal à l'aise.

 

Bref, pas parfait, on pourrait lui trouver plein de défauts, pas aussi flamboyant que certains autres bouquins d'Amélie Nothomb, mais ça reste un bon livre, plaisant et sincère, original.

 

__________.-*¨*-.___________

 

Quelques extraits...

 

page 38 : De toutes les drogues, la bouffe est la plus nocive et la plus addictive.

 

page 56 : Il me faut un être humain qui soit en dehors de tout ça et qui en même temps soit proche de moi : c'est ça, un écrivain, non ?

 

page 57 : Des psys, il n'en manque pas ici. J'en ai essayé plusieurs. On leur parle trois quarts d'heure dans le plus profond silence et puis ils vous prescrivent du Prozac.

 

page 99 : Qu'on me prête ce carnet d'adresses m'agace ; qu'on ne cesse de me demander des services énormes me sidère. Je n'oserais pas, moi, faire de telles requêtes à quiconque ; je n'y penserais même pas. Confondre une chose aussi bon enfant que le courrier des lecteurs avec une agence de placement, ou avec du clientèlisme, est d'un singulier mauvais goût.

(j'ai relevé cette citation, parce qu'elle m'a fait rire, ce que je trouve de mauvais goût, moi, c'est de confondre un roman avec un terrain vague où régler ses comptes)

 

page 125 : [...] pourquoi  un amie d'encre et de papier vaudrait-il moins qu'un ami de chair ?

 

page 151 : Qui a assez de courage pour décider de maigrir de 130 kilos ?

 

page 164 : Mon cerveau avait un caillou dans la chaussure.

 

__________.-*¨*-.___________

Une Forme de vie, Amélie Nothomb, 2010, 169 pages

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Plouf_le_loup - dans Livres
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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 08:54

Idée miam de saison, rapide, pas cher et savoureux :

 

le gratin de bettes

miam_2010_11_15_gratin_bettes.jpg

 

Une grosse botte de bettes

2 bonnes cuillère sà soupe de crème fraîche

de l'emmental râpé

sel, poivre

 

Couper les bettes en morceaux de 2 cm environ, tiges et feuilles. Les faire cuire à la vapeur pendant 20-25 minutes. Dans un bol, fouetter à la fourchette la crème pour la rendre quasi liquide, saler, poivrer. Quand les bettes sont cuites, les mettre dans un plat, mettre la crème par-dessus, recouvrir de fromage râpé, mettre quelques minutes au four à 240°. MIAM !

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 08:18

livre_2010_11_kent_gens_imparfaits.JPGDepuis une quinzaine d'années, j'aime beaucoup Kent, le chanteur-auteur-compositeur. Pas spécialement dans sa version Star Shooter (quoique je n'aie rien contre, vu que vraiment j'aiiiiiiiime sa voix !!), mais surtout dans sa version immédiate, ses albums solo (j'en ai toujours plusieurs à portée de main d'ailleurs, y compris là quand je vous parle, j'ai vue sur Nouba, d'Un autre Occident, A nos amours et Métropolitain, et y'en a d'autres dans la camionnette je crois bien). Je l'avais découvert à une fête de Lutte Ouvrière, sur scène, en particulier dans une version désopilante de l'Homme de derrière... Bref ! que de souvenirs ! (et là je m'arrête parce que sinon je vais vous aprler de lui et de mes souvenirs pendant un quart d'heure ! lol) Mais comme je vis toujours un peu loin de la Terre, j'ignorais qu'il était aussi écrivain de romans et de livres pour enfants et dessinateur de BD.

Alors vous imaginez que quand j'ai vu un roman de lui dans ma petite bibliothèque de MorneBled, je me suis jetée dessus ! Et j'ai bien fait !

 

L'histoire, banale (un jeune Parisien ex-taulard jet-seteur sans joie et désabusé rencontre une Provinciale malheureuse en ménage, et tout ce qui s'en suit... pas inintéressant, au demeurant, mais un peu convenu quoique presque crédible), est racontée avec sensibilité mais sans sensiblerie, sans en faire des tonnes, ni psychologiser. Donc agréable, humain, sans prétention, plaisant. Le style est un bonheur, mélangeant avec fluidité à la fois un langage hyper moderne, voire parlé, et une forme de classicisme impeccable (et une parfaite concordance des temps ! C'est devenu si rare que j'ai savouré chaque imparfait du subjonctif, tellement mon oreille a l'habitude d'être malmenée sur ce plan avec les auteurs modernes). J'ai aimé ce mélange des genres, des styles, mélange vif et savoureux !

 

Sur le fond, j'ai retrouvé ce que j'aimais chez lui à chaque page, ce côté libre voire libertaire, la conscience sociale affirmée comme un pivot de la vie, un peu bravache aussi parfois sans jamais frôler le cynisme même si on sent la tentation, intimement bienveillant, entier, à la fois fougueux et réfléchi, et de la tendresse qui déborde de tous les côtés. Une montagne de contrastes et de contradictions, tout ce dont je rafole chez un homme ! Bon, je ne vais pas parler en rab de la sensualité du bonhomme, vu que, dans le livre, ça ne se voit pas, même si ça trasnpire à chaque page !

 

En résumé : j'ai beaucoup aimé ce bouquin, d'une simplicité limpide, presque naïf, très idéalisé et idéaliste, et surtout tout en sensibilité et contrastes, à tous niveaux. Et plus le temps passe, plus il sera difficile de me faire penser un truc pas clair de cet homme, je crois bien...

 

____________!°\._./°!______________

 

Quelques extraits... Beaucoup d'extraits... et encore, je me suis limitée ! J'espère que ça vous donnera envie =^.^=

 

page 12 : Même pour un baptême, même pour un mariage, dans une église, la joie est triste.

 

page 25 : Je suis un touche-à-tout, donc un bon à rien.

 

page 33 : Je me moque de tout le monde pour agacer mes restes d'altruisme. Cest de la tendresse grimée.

 

page 66 : Si tu ne t'intéresses plus au bonheur et au malheur des autres, la vie prend la saveur que tu lui donnes. C'est sans conséquence.

 

page 92 : La vie de chacun est un volcan. Pour certains en éruption dès leur naissance ; pour d'autres en sommeil sans que l'on puisse prévoir son entrée en activité et la gravité du séisme qui s'ensuivra.

 

pages 109-110 : Il tirait un trait sur son passé en s'immergeant dans la masse. Il affirmait désormais que l'authentique différence est dans la tête, elle ne puise pas sa crédibilité dans les artifices ornementaux. Tout juste s'en repaît-elle le temps d'une révolte établie. Il avait voulu cultiver la différence jusqu'à l'extrême et s'était cogné à une extrêmité.

 

page 111 : Au moins, avec un film drôle, on n'a pas l'impression de se priver du beau temps. On le porte sur soi.

 

pages 151-152-153 : Sa main caressait tendrement les terres australes.

- Manger un bol de riz dans les rues de Kuala Lumpur, regarder un gecko courir sur le mur d'une chambre, me faire chiper mes lunettes par un singe en liberté. toucher un cocotier, attendre des heures en pleine chaleur un bus bondé et mettre des jours pour parcourir trois cents kilomètres. Lever le bras et cueillir une orange. Une orange, des dattes, des rambutans...

- Croiser des lépreux, repousser les mendiants, avoir la chiasse, attraper le paludisme, se faire voler son passeport...

- Oui, y'a des chances mais rester ici comporte d'autres inconvénients. Le plus pénible étant d'avoir affaire tous les jours à des nantis qui se plaignent de subir des mendiants devant leurs portes. Dans notre société malade on a davantage honte de la misère étalée que de l'argent planqué. [...] Tout ce dont l'Etat a été capable pour améliorer cette situation, c'est de trouver un nouveau nom pour désigner les mendiants : SDF. La tuberculose revient, les flics paradent en rangers. Les pauvres sont laissés pour compte et les citoyens honorables de plus en plus assistés. De gré ou de force. On veut se sentir protégés, ceinture de sécurité, digicodes, vitesse limitée, assurance-vie, assurance-vieillesse, bombes lacrymo, alarmes, vaccins, conditionnement sous-vide, normes d'hygiène... alors que cette ville n'a jamais été aussi sale, aussi inhumaine. On n'a plus le droit de se prendre en charge, de fumer, de boire, de manger, de vivre et mourir comme on veut. On n'a même plus le droit de s'aider comme on veut au nom d'un sens commun jésuite. Et sondages par ci et statistiques par là... pourquoi ? Pour se gratter l'occiput et nous faire dire des âneries en donnant la parole à des chiffres.

 

page 159 : Il paraît que le mois où l'on compte le plus de suicides est février. Alors, quand on est encore en vie en avril, on se demande si ça valait le coup de résister. Mais échouer si près de l'été, en haut de la côte, juste avant la descente en roue libre, c'est couillon. Avril n'est pas le meilleur mois pour les licenciements.

 

page 204 : Il s'inocula heure par heure, jour après jour, l'idée que le pire ennemi de l'homme est son manque de self-control.

 

page 210 : Des colonies équatoriales au nirvana hippie, les Occidentaux avaient toujours trouvé des excuses pour s'enrichir de la tête ou du portefeuille en allant faire chier les indigènes.

 

pages 221-222 : - J'envie les gens comme toi qui savent naturellement se contenter de ce qui leur est offert au quotidien. Je n'ai pas toujours aspiré à cela, mais ces dernières années, j'arrivais à me convaincre que c'est la bonne manière de vivre sans dommage. J'arrivais à concilier esclavage et méditation. J'avais trouvé le bon équilibre.

- L'équilibre, on ne le tient jamais. On a besoin de changer de position, c'est physique et, sans obligatoirement tomber de haut, on court le risque de se ramasser. Les vies solides comme des ponts sont rares. La plupart des gens sont funambules.

 

page 236 : Si tu ne peux pas changer le monde, change de monde.

 

page 309 : Demander c'est déjà prendre, tandis qu'écouter c'est donner. [...]

Ta vie, c'est une étagère avec des livres couverts de papier kraft pour en cacher la teneur et des rencontres comme la nôtre pour te servir de marque-page. Tu dis que tu ne me demandes rien parce que demander c'est prendre mais n'es-tu pas plutôt en train de me voler ?

 

page 356 : Un jour, un homme se fond dans un personnage pour éluder des questions insolubles et tout le monde est content. C'est tellement plus simple d'avoir affaire à des principes et des certitudes autonomes plutôt qu'à une masse douloureuse de sentiments dont on peut se sentir responsable. On accepte n'importe quoi pour se convaincre que la vie est simple. L'homme vrai, le poilu, le concret, se dit tout le temps qu'il y a des choses qu'il ne faut pas chercher à comprendre. C'est bien comme ça. Il entretient les silences et les zones d'ombre comme un jardin interdit à la promenade. Pas touche, tabou ! On est tous des faussaires de plus ou moins grande envergure.

 

____________!°\._./°!______________

Des Gens imparfaits, Kent, 1995, 356 pages

 

 

 

l\ /l

=(^ . ^)=

~(  .  )~

(")_(")


Et voici l'avis de LaMaman, à qui j'ai fait suivre ce livre...

 

J'ai mis du temps à me forger un avis sur le livre que tu m'a adressé. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Je ne connais pas bien le chanteur Kent et je l'ai découvert comme auteur de roman. Le tout début (les deux ou trois premières pages) me semblaient bien parties. Cet enterrement avec un petit coup de gueule sur les religions et ses intermédiaires abondaient dans mon sens.

Puis ensuite ce personnage de Willy ne m'a à aucun moment paru crédible. L'auteur a voulu en faire un personnage mi-aigri, mi-rebelle et à la finale, il a l'air tellement "fabriqué" par l'auteur. Tous ces personnages cabossés par la vie manquent de consistance, de crédibilité.
Ils sont tous tellement "prévisibles" dans leurs paroles, dans leurs actions...
Tu as aimé l'écriture, moi, pas trop! Les dialogues sont d'une banalité sans nom (surtout ceux entre Willy et Madeleine), les scènes de sexe (on dit de cul, non!) n'en sont même pas. L'"inflation" dans la voiture est à mourir de rire (il y a un bouquin qui est sorti, il n'y a pas longtemps et qui s'intitule "La caresse qu'il n'oubliera jamais", Kent devrait le lire... Je plaisante!).
C'est comme si Kent s'était senti obligé d'y mettre les ingrédients habituels: des gens qui trainent des casseroles, du sexe, un peu d'action... A la finale, c'est moyen-moyen!


Des gens imparfaits ? Même pas! On n'arrive pas à s'identifier à eux, ils sont comme irréels et surfaits.
Quant à la soirée mondaine dans un appart top des quartiers chics de Paris, tous les clichés y sont!! Voilà, c'est ça, c'est bourré de clichés.J'attendais mieux d'un chanteur qui s'était taillé une réputation de chanteur à texte...

Sur le fond, j'ai cherché un message: la vie est compliquée, on fait tous des erreurs, nous sommes des êtres de tentation, nous nous laissons aller à la facilité, nous sommes de gros hypocrites, les amis n'en sont pas toujours, c'est fou comme les autres ont des vies minables, il y a des beaufs-gros cons à qui on aimerait claqué la gueu..., il y a plein de femmes insatisfaites et des hommes qui ne savent pas leur faire l'amour, des enfants camés et à problèmes, des patrons-voyous, des boites qui ferment, des pauvres gens qui subissent le sort....

Tout ça, on le sait déjà et c'est vu et revu. On n'apprend rien !
Madeleine est pathétique, c'est vrai mais elle n'est pas sympathique (on voudrait la plaindre de devoir restée avec un homme qu'elle n'aime plus et on a juste envie de lui dire: "Casse-toi et nous fait pas ch...".

Je n'ai pas relu ta critique sur ce bouquin mais je vais le faire et peut-être même lire un autre des romans de Kent, histoire de ne pas restée sur un impression trop négative.

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Plouf_le_loup - dans Livres
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 07:38

 

Mon opinion au sujet de l'orthographe et de ceux qui ne sont pas doués pour est en train de changer. Suis même très tentée d'emprunter le dernier bouquin de François de Closets (si je le croise en biblio) et je l'ai trouvé passionnant en l'entendant en parler à la radio, c'est dire ! Frappé au coin du bon sens !

 

Je corrige des publications pour une asso, dernièrement un roman, on fait régulièrement appel à moi pour des corrections et on me félicite pour la justesse de mon travail (en plus j'adore ça !). Enfin en résumé, je ne suis pas mauvaise en orthographe, j'ai fait des concours quand j'étais ado, ça m'amuse bien et je me défends. Et pourtant, comme me l'a dit monsieur Plouf hier soir "qu'est-ce que tu fais comme fautes !!" (je vous passe le ton, il est blessant mais inutile...).Ben oui. Et le pire : je m'en fous ! J'en corrige une de temps en temps, je laisse les autres, et pour l'instant on n'a déploré aucun mort (sinon je compte sur vous pour m'en informer !).

 

C'est un peu l'histoire d'une grande part de ma vie, ça. J'avais ce qu'on appelait des "facilités" (maintenant, quand on est dans un milieu où on peut parler sans se faire mordre et/ou rabaisser, on dit surdoué, haut potentiel, haut QI, en douance, APIE, le magnifique d'absurdité précoce, et j'en passe, y'a un choix de vocabulaire sidérant tellement c'est un sujet délicat socialement...),et je me contentais d'être (merci de noter au passage l'assimilation constante que j'ai connue, et que connaissent la plupart des enfants, entre mes notes scolaires et moi-même, amalgame bien délétère comme il faut) "très bonne" en primaire, puis "moyenne" à partir du collège (et dans quelques matières "lamentable" à partir de la 6ème, je ne vous fais aps le dessin classique de l'enfant qui s'emmerde).Combien de fois ai-je entendu "tu te gâches" ! Combien de fois ai-je lu (et mes parents, donc !)"peut mieux faire" au bas de carnets de notes pourtant tout à fait corrects, voire excellents en primaire (c'est absolument démotivant, juste par cette simple petite phrase de merde, un prof est capable d'inoculer l'envie d'en faire encore moins par absence de reconnaissance... m'enfin bon, on va pas demander aux gens d'être intelligents, phychologues et bienveillants d'un coup d'un seul, hein ! on risquerait le choc anaphylactique...).J'ai même souvenir de la mère d'une copine que ça mettait en rage, parce qu'elle poussait sa fille+++ et se plaignait qu'elle n'avait pas autant de "facilités" que moi, que c'était une honte avec mes capacités, et blablabla.

A l'époque je ne répondais pas. Puis est venu un moment où j'ai eu envie (et je ne me suis pas toujours gênée) de crier aux autres de me foutre la paix avec ça, de me laisser faire ce que je voulais de mon "potentiel", puisque justement il n'était qu'un potentiel, et que dans la vie ça ne m'intéressait pas de l'exploiter, de briller, que je cherchais autre chose (qui ne les regardait pas forcément, mais en l'occurrence c'était surtout le bien-être et l'apaisement), et que j'étais encore bien libre de faire ce que je voulais de moi-même, merde alors ! Puis est venu le temps où le plus simple, vu l'agressivité ambiante (tant à l'égard des HQI qui exploitent leur potentiel que de ceux qui "se gâchent"... encore un domaine où socialement, on perd quoi qu'on fasse),c'était de se faire passer pour "normale", voire un peu niaise. Ca a tout à fait réussi, c'est pas si difficile de mentir. Reposant, très reposant. Après, ça devient un tic, voire une seconde nature, à se demander si on ne le devient pas réellement contrairement à ce qu'affirment les "experts" (rien que le mot...). Me voilà donc devenue normale (sans savoir encore que ça sera définitif), voire un peu tartouille, et enfin peinard. J'ai gardé une part de l'intuition (le fameux 6ème sens des APIE) qui allait avec, ça me suffit bien, vu que ça, personne ne songe à tout le temps s'en mêler pour jauger et juger, donner son avis et évaluer au pifomètre. Intimement, ça n'est pas confortable tous les jours, mais c'est une situation nettement moins chiante que les précédentes, même si sur le plan personnel, la société m'a assez empoisonnée pour que je trouve ça parfois décevant, ouf la sensation est généralement fugace, bon débarras (bon débarras aussi parce que je ne pense plus être capable de revenir en arrière si me venait l'idée saugrenue mais toujours envisageable d'avoir des regrets à ce sujet).

 

Voilà. En fait, je n'avais rien d'autre à dire ce matin. A chacun d'en tirer les leçons et/ou conclusions (qui ne concluent rien) qu'il veut. Parce que quand je vois encore les raisonnements autour de ces normes (celles des HQI, forcément brillants, blablabla ; celles des potentiels à exploiter impérativement ; celles des fauteurs d'orthographes forcément un peu neuneus ou de mauvaise volonté, etc.), je me dis qu'il y a une foule de progrès à faire...

 

 

mot-clé : cogitations, coup de gueule

Commentaires

 

p'tain t'attaques dur de bon matin!!! (Hiarf! Hiarf)

  Commentaire n°1 posté par avecunpetitrien le 11/11/2010 à 08h58

 

Comment ? T'ai-je assommée que tu n'aies rien à ajouter ?

Réponse de Plouf_le_loup le 11/11/2010 à 09h13


j'ai toujours un dico et un bescherelle à portée de main,et ça ne suffit pas toujours

bises

Isa

Commentaire n°2 posté par avecunpetitrien le 11/11/2010 à 09h43

 

Je les ai toujours à portée de main. Ca suffirait sûrement si je les consultais (ce que je ne fais pas pour les articles de blog... oh faut pas pousser, c'est un blog, pas un bouquin que j'écris, je n'ai pas envie d'y passer un temps délirant en corrections !)

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h26


Seulement un potentiel, tout à fait d'accord. Et encore un potentiel de quoi ? J'ai entendu ça aussi et l'incompréhension lorsque mon "potentiel" ne s'étendait pas à tous les domaines, comme si finalement potentiel sous entendait "génie". Et non, les Apies restent des êtres humains et peuvent également se tromper ou ne pas envie qu'on leur colle une pression démésurée, d'être seulement eux-même, y compris seulement admirer les papillons si ça leur chante !

Commentaire n°3 posté par lysalys le 11/11/2010 à 10h54

 

oui, bizarre cette manie qu'ont les gens de penser que l'évolution et l'efficience devraient forcément être générales et homogènes... Alors que ça ne l'est jamais, pour personne en aucune discipline...

C'est d'autant plus absurde cette croyance concernant les APIES qu'ils ont bien souvent des dégoûts très marqués pour certaines matières, et que là, rien à faire...

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h31


Comme quoi ! En ne me relisant pas, j'ai au moins oublié un mot ! lol

Commentaire n°4 posté par lysalys le 11/11/2010 à 10h55


Je vais poser une  question bête : c'est quoi APIE? I: inexploité? P : potentiel?

Je me retrouve dans des petites choses, oui, disons qua j'ai été considérée comme brillante jusqu'au collège, qu'ensuite j'ai fait un parcours très correct au lycée, un bac C, qu'ensuite, bein, je savais pas quoi faire, et surtout une grosse dépression (enfin le mot n'était pas dit à l'époque), et comme tu le dis si bien, :  je voulais "le bien-être et l'apaisement". Manque de bol, je ne l'ai jamais connu. Donc une licende de maths, sans conviction, et pour faire quoi?

Alors ma mère dit que je me suis gachée, moi si intelligente, mon frère que "j'ai couru après les études sans les rattraper"(!). Je les emmerde, voila! On fait ce qu'on peut dans la vie, pas ce qu'on veut, et oui, je fais un boulot de merde, oui, j'aurais du faire de grandes études, mais si ça ne s'est pas passé c'est pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici.

Je suis déjà vivante, c'est un miracle, à 46 ans, avec tout ce par quoi je suis passée. 

Ca m'a fait bien plaisir de te lire, tiens, tu vois, ça a libéré des choses! Et pour l'orthographe, je suis d'accord avec toi.

  Commentaire n°5 posté par Emmanuelle le 11/11/2010 à 15h09

 

APIE = Atypique personne dans l'intelligence et l'émotion. C'est un terme inventé par Jean-François Laurent (son blog ici : http://jean-francois.laurent.over-blog.com/ ) pour son livre de témoignages Be Apie.Ce terme a l'avantage de ne pas prétendre un quelconque "plus", une quelconque supériorité, ni de mettre une idée fausse en tête (comme "précoce", très usité en France et complètement inexact), contrairement aux autres termes.

 

J'ai aussi fait une dépression (commencée vers 7 ans je dirais, gravissime de 15 à 24 ans -désco, hospis, etc.), mais franchement aujourd'hui, ça fait des années que personne ne m'a fait suer avec cette histoire ridicule de "gâchis"... Et surtout pas ceux qui étaient présents lors de mon enfance, et avaient donc en main les clés pour éviter ce "gaspillage" (et la dépression peut-être aussi) en réagissant de manière appropriée. Je trouve ça terriblement gonflé de la part de ta mère de te dire un truc pareil !

 

J'espère que cette petite libération que je suis ravie d'avoir entrouverte continuera à avancer en toi =^.^=

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h38

 

Ouiiiiiiiiiiii ! La Mamikiki va la ramener !

Ah oui ! "le peut mieux faire" existe depuis Charlemagne, au moins ! en plus, les rares fois où j'ai dit que tu t'ennuyais ou que tu partageais le livre d'une copine qui ne lisait pas aussi vite que toi et que ça te pénalisait, l'instit me répondait que si tu étais aussi bonne que je le disais, tu aurais 19 ou 20 dans toutes les matières ! Bon, je ne répondais rien, à l'époque, je ne connaissais rien aux HQI, mais quelque chose me gênait dans leurs réponses (Ah ! ta prof d'allemand en 6ème !!!!).

Et comme par enchantement, au moment du BAC, dans une école faite pour les HQI, tu es devenue bonne en tout ! mais il y avait une différence de taille: c'étaient les profs qui travaillaient !!!!!! Si si ! vous avez bien lu ! bonnes gens ! et plus que les élèves en plus !

Personnellement, sur ton blog, je relève plus des fautes de frappe, (et encore, très peu), mais absolument JAMAIS de fautes d'orthographe. et puis, si tu en faisais autant, on ne te demanderais pas des corrections de livres, ou des corrections d'articles.

Alors, à tous ceux qui critiquent ma Plouf chérie : CAMEMBERT !!!

 

Bizzz..... parfumées !!!

Commentaire n°6 posté par Mamikiki le 11/11/2010 à 15h18

 

Ahah oui c'est vrai qu les HQI aux Petits Champs, c'était génial ! Puis au moins là-bas on était normaux, puisqu'on était tous comme ça !

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h39


Ouh p*tain ça me parle ça dis!

Commentaire n°7 posté par Do le 11/11/2010 à 16h32

 

Tant mieux =^.^=

Je crois que ça parle à beaucoup de monde qui apprécie la communication via internet. Ca va bien avec la tounure d'esprit assez typique des APIE je crois bien...

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h40


TRAUMATISEE à VIeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!  par l'école n'en parlons pas et mon Parrain ( il analysait plus les fautes que le contenu...je ne lui en veux pas..) Comme ISA,  mais moi, j'ai 55 berges, j'ai tjs mon DICO et mon BESHERELLE Conjugaison à côté de l'ordi !!!!!!!

Message subliminale...si ma belle-soeur adorée savait l'application que je mets à écrire TOUS mes mail et même un SMS !!!!!!  Alors quand j'entends que dans certaines  FACS ils font des dictées Snifff sniff pas juste. Bon, ça va, je ne fais plus de cauchemare.....Bisous à tous Doudoune

Commentaire n°8 posté par Doudoune le 11/11/2010 à 17h00

 

Rhô tu en as fait des cauchemars ?!!

Dans son dernier bouquin, François de Closets explique l'absurdité de la tyrannie de l'orthographe, qui n'est finalement que la manifestation d'une excellente mémoire visuelle combinée...

Moi j'ai abandonné mon dédain pour les fauteurs d'orthographe quand j'ai appris qu'à l'époque de Molière, on ne l'appliquait pas, et que donc mon chéri-d'amour-à-travers-les-siècles, ben il écrivait comme il voulait ! Nananère !

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h43


Tout d'abord je souligne à nouveau la qualité de tes corrections (ça a "bousté" ma moitié qui était un peu découragé dans ce domaine). Merci !

Je comprends en effet que ça n'a pas dû être facile à vivre... comme toutes les différences mais avec j'imagine la sensibilité et la lucidité qui va avec la "douance". Nous avons ou avons eu au collège quelques cas repérés d'élèves à potentiel que les parents avaient choisi de laisser dans un environnement banal (?) et très souvent ils ne sont pas heureux à l'école, sont en décalage par rapport à leurs camarades et n'ont pas forcément de bonnes notes alors qu'ils savent des tas de chose et ont de nombreux savoir-faire innés.

Il ne faut pas oublier que l'école n'est pas que le lieu du savoir disciplinaire, c'est avant tout un chaudron de sociabilisation et se faire accepter par ses pairs, choisir de se faire remarquer ou non, vouloir intégrer une norme tout en la trouvant un peu nulle... ce sont des choses extrêmement complexes qui se bousculent dans le crâne des enfants, ceux-là sans doute encore plus que les autres.

Je pense à Charlène qui, avec deux ans d'avance en sixième, disait "je n'aime pas les enfants"...

Je pense à Jérémy qui mémorisait tout ce qui lui passait sous les yeux dans les domaines qui l'intéressaient, était sans doute très intelligent mais avait un problème de relation avec les adultes et une insolence rare qui risauaient de le desservir par la suite.

Enfin pour terminer sur l'orthographe, ça ne me semble pas bizarre qu'on puisse être bon en orthographe pour le dire vite et être un excellent correcteur et faire des fautes en écrivant "pour soi"... cela ne répond ni aux mêmes besoins, ni aux mêmes fonctions...

Bonne soirée et gros bisous 

ici le vent souffle et il pleut.  

Commentaire n°9 posté par zazimuth le 11/11/2010 à 17h53

 

Tant mieux pour ta moitié, j'en suis réellement ravie parce que j'ai bien aimé son roman, et que j'étais super contente de participer :) j'ai failli dire un truc bête sur le coup de pied au cul où j'aurais fait le pied, quand j'ai réalisé son rôle dans cette image Depuis j'suis juste pliée de rire (au point que monsieur Plouf, à l'autre bout de la maison, me demande ce qui me fait rire...)

 

Ca a été dur à vivre, oui, mais après coup, comme disait Nietzsche, "ce qui ne me tue pas me fortifie"...

Je ne trouve pas que l'école, dans son état actuel en France, soit un chaudron de socialisation. A aucun autre moment de ma vie (et ouf !!) je ne me suis trouvée dans cette situation de foule et d'agitation permanentes. Pour moi, c'est le contraire d'une socialisation saine. Alors oui, c'est encore plus dur pour les APIE, je crois.

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 17h50


Le peut mieux faire, je l'ai retrouvé sur tous mes carnets de notes, comme j'avais de bonnes facilité, je me contentait des cours en classe

Et comme ça je suis arrivée au bac avec 16 de moyenne sans jamais avoir ouvert un livre pour réviser....

Des programmes d'un classissisme confondant à mourir d'ennuit et une mome démotivé : un bac de secrétariat parce que "passe ton bac d'abord" et bof....

Un super parcours des plus cahotique sur le CV et toujours bof... la seule fois que j'ai fait quelque chose qui me plait vraiment, ben c'est pompier, mais il est trop tard pour passer "pro", trop vielle

Sinon, des envie de meurtre quand j'entend des critiques sur mon orthographe venant d'une personne qui a pu sortir avec une nana écrivant la conjonction de coordination "é"

Commentaire n°10 posté par Catherine le 11/11/2010 à 19h12

 

Ah moi aussi j'ai bien glandé, je suis allée jusqu'en DEUG en bullant ! Après, pour la licence, j'ai appris à bosser... Et j'ai adoré ça, puisque c'était enfin utile ! Mais je n'aurais jamais été jusqu'au bac sans un lycée spécialisé, j'allais trop mal bien avant, dès le début du collège.

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 18h06


"Etre une heure, une heure seulement
Etre une heure, une heure quelquefois
Etre une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois" (Jacques Brel - la chanson de Jacky)

Qu'est-ce que ça doit être reposant...

Commentaire n°11 posté par Ermin le 12/11/2010 à 08h55

 

rhâ j'adore ! Je n'y avais pas pensé à celle-là !! Oui, c'est exactement ça, un genre de rêve ! Alors bon, pour le côté "beau", j'ai pas trop trouvé la touche mais le côté con, ça va bien, merci

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 18h08

 

Le "peut mieux faire", j'ai bien connu. Mon parcours a été assez similaire au tien, excellent au départ et se calmant au fur et à mesure, même si j'ai eu mon bac avec mention après avoir juste révisé le jour d'avant. Un exemple, les maths : on m'avait dit que je ne passerais pas en classe supérieure si je n'avais pas (enfin) une bonne note en maths, à l'exam' suivant, j'ai 16. Mais je hais les maths et c'est pour la vie. Quand une matière me plaît, ça rentre tout seul. Si je la déteste, rien n'y fera. Je voulais travailler avec les livres, je le fais, je voulais un côté social plutôt que du rendement marchand, je l'ai et ça, je ne le regrette pas. Je n'aurai pas une Rolex à 50 ans, m'en fiche :p  Quand je lis ton blog, je ne vois pas de fautes d'orthographe et je trouve que tu sais très bien exprimer ce que tu veux faire passer. Les fautes d'orthographe me gênent sur le net, mais ça ne m'empêche pas de lire un blog où il y en a parce que le plus important, c'est ce que la personne veut dire et non comment elle le dit. L'humain, c'est ça qui compte ! Bisous tout plein !

Commentaire n°12 posté par Iza le 12/11/2010 à 09h51


Aaaaah bosser dans les livres, je crois que j'aurais adoré !

Sur le net, les fautes ne me dérangent pas toujours. En revanche, le langage SMS alors oui, là ça me pose un énorme problème, il me faut un temps fou pour le décoder, c'est extrêmement pénible et sans aucun plaisir. En général, je passe mon chemin.

Réponse de Plouf_le_loup le 12/11/2010 à 18h12


Je reviens sur le chaudron de sociabilisation. je suis d'accord sur le fait que ce n'est pas sainement abordé mais l'image m'est venue en pensant à tous ces enfants qui viennent de milieux différents, d'histoires différentes avec leurs caractères différents, etc et qui se retrouvent ensemble, assis côte à côte en classe mais dans les autres lieux dits "de vie scolaire"... c'est surtout la jungle. Ce n'est sans doute pas le meilleur lieu de sociabilisation mais c'est un lieu obligé pour la plupart des enfants. Ce qui est curieux pour moi personnellement c'est que j'ai toujours considéré avoir eu une scolarité heureuse, bonne élève, aimant travailler et apprendre, avec des profs plutôt biens dans l'ensemble, certains très motivants. Je n'appartenait à aucun groupe mais n'était pas toute seule dans mon coin non plus... et puis les années ont passé et je me suis aperçue que j'avais dû souffrir de ne pas être en accord avec mes camarades parce que leurs préoccupations d'ados n'étaient pas les miennes, leur culture d'ado pas la mienne... je n'ai été en adéquation avec ma classe d'âge quà partir de la fac de lettres... et encore seulement en partie !

Bref, être confrontés aux autres qui ne sont pas un miroir pousse aussi à se demander qui on est et ce qu'on aime vraiment si on n'a pas envie de tout simplement adopter le mode de vie le plus commun ou "à la mode".

Du coup, je pense que je repère beaucoup plus facilement ces enfants "en décalage" quelle que soit la raison du décalage. Et je pense que ce sont des enfants à écouter quand ce n'est pas protéger. Leur offrir un interlocuteur et leur permettre quand c'est possible de continuer à être eux-mêmes malgré les autres.

Commentaire n°13 posté par zazimuth le 12/11/2010 à 19h42


Merci pour l'info et le blog.

C'est exactement concernant ma mère (je n'ai aps eud e père) : irrepsonsable, folle, enfin, pour te dire le pire : j'ai été violée à 14 ans, par un de ses collègues insitit, et elle m'a fait croire que c'était de ma faute! (si si), que j'étais déjà une petite s....Pour te dire sa capacité de nuisance. Et je ne comprenais pas à l'époque pourquoi j'étais comme j'étais. Ben tiens...Il y a des gens toxiques dans la vie, oh que oui.

  Commentaire n°14 posté par Emmanuelle le 14/11/2010 à 20h55

 

En effet, je ne croyais pas si bien dire ! Quelle horreur, comment une mère peut-elle en arriver à pareille ignominie ?! J'imagine mal plus épouvantable trahison... :-(

Réponse de Plouf_le_loup le 14/11/2010 à 22h45


J'arrive un peu après la bataille et vais paraître bien légère après le commentaire d'Emmanuelle. Si je deviens plus tolérante quant à l'orthographe (dont d'aucuns disent qu'elle est la science des imbéciles) je trouve tout de même qu'une bonne graphie aide à la compréhension des textes (et je ne supporte pas le langage sms que, comme toi, je peine à lire). Cela dit, l'ortho n'est pas tout, la ponctuation et la typographie jouent aussi leur rôle.

À part ça, le zéro faute n'existe pas, ma bonne dame, tu peux me croire.

J'ai toujours Jouette, Thomas et Colin à portée de main et je consulte régulièrement M. Lacroux en plus de mon code typo et de quelques autres, même en dehors du boulot :-) À ce propos le métier de correcteur demande pas mal d'humilité puisqu'il doit douter de tout, même de ce qu'il sait qu'il sait :-)

Pour le reste, j'ai cru que tu parlais de mes bulletins scolaires, sauf qu'à l'inverse de pas mal d'entre vous je me suis arrêtée en fin de 1re après un parcours quelque peu cahotique.

Bises.

Commentaire n°15 posté par Dorémi le 14/11/2010 à 23h53

 

Aaah oui, le zéro faute... c'est drôle car justement ce matin, je viens de lire une newsletter sur la perfection et sa nocivité. C'est vrai qu'on dit que c'est la science des imbéciles, j'avais oublié ! =^.^=

 

Tu sas, mon parcours semble lisse comme ça, quand je dis que je suis allée jusqu'en licence. Mais en fait, j'ai été déscolarisée, ai redoublé la 3ème, ai fréquenté 3 lycées, fait une année sabbatique (cloîtrée et partiellement hospitalière) à la place de la 2nde, j'ai travaillé après le bac avant de reprendre mes études 2 ans plus tard... pas précisément linéaire non plus =^.^=

Réponse de Plouf_le_loup le 15/11/2010 à 08h20

 

Euh, juste après ce témoignage d'Emmanuelle, c'est délicat d'ajouter quelque chose...

Mais disons que je trouve plein d'échos dans cette note et dans certains commentaires.  Bien qu'arpentant le sujet depuis 15 ans, je n'avais pas encore entendu parler des APIEs, peut-être parce que je m'informe moins de ce qui se dit maintenant que mes petits sont grands (18 et 20 ans).

Enfant et ado, j'étais "douée" en classe. A l'époque, c'était un compliment et je le prenais comme tel. Je n'ai jamais eu le "peut mieux faire", la seule remarque en ce sens était beaucoup plus positive :"Enfin les résultats que j'attendais" pour un 15/20 en dissertation de français en 2nde, ce qui m'a évidemment donné envie de faire quelques efforts.

Enfant, j'étais déjà bonne en orthographe et un peu méprisante envers les abonnés au 0/20. Jusqu'au jour où mon oncle (âgé de 25 ans environ) m'a fait remarquer qu'il tenait beaucoup à sa ceinture parce qu'il se l'était offerte avec l'argent qu'il avait reçu la fois où il avait fait 0 faute en dictée. "Fastoche" avais-je répliqué du haut de mes 10 ans. "Pas pour tout le monde" m'avait-il répondu, et ça m'a ouvert les yeux et rendu moins critique envers ceux qui font des fautes. Même si je reste impitoyable envers ceux qui écrivent des articles bourrés de fautes ou les enseignants qui écrivent des horreurs sur les copies ("Relie ton texte"...)

  Commentaire n°16 posté par la belle bleue le 15/11/2010 à 00h08

 

Ah oui, les fautes ou les vacheries sur les copies, c'est insupportable ! Une de temps ent emps je ne dis pas, peu importe, mais systématiquement plusieurs dès qu'on écrit 2 lignes, spa possible sur une copie ! J'ai eu une amie nullissime en orthographe, elle est devenue prof de français et histoire-géo. Scandaleux ! Elle était incapable d'écrire une phrase sans faute !! Je ne comprends toujours pas cette circulaire qui empêche les correcteurs du CAPES (y compris de lettres !) d'enlever plus de 3 points à une copie pour l'orthographe...

 

J'ai entendu parler des APIE dans les milieux IEF (instruction en famille) =^.^= Beaucoup d'enfants APIE ne peuvent plus être scolarisés vu l'état du système de scolarisation en France, donc on en retrouve une très importante proportion instruits en famille, du coup ce genre d'info y circule pas mal =^.^=

 

Et oui, pas facile de parler après le témoignage d'Emmanuelle, mais j'apprécie qu'on le fasse tout de même =^.^= Parce que c'est aussi la vie, et que je ne voudrais pas que mon blog serve de prétexte à une forme de censure. C'est bien de pouvoir parler du pire sans que ça ferme la communication =^.^= A moindre mesure évidemment, je l'ai pas mal vécu quand j'évoque mes fausses-couches et/ou les crises de rages de mon SuperKrapou, le silence qui suit quand silence il y a est une punition injuste.

Réponse de Plouf_le_loup le 15/11/2010 à 08h29

 

Je continue.

Mon parcours est un peu parallèle au tien, au vôtre. Ma dépression a commencé en terminale, que j'ai suivie en état de grande fatigue, en roue libre, j'ai eu mon bac de justesse du premier coup, parce que j'ai eu la chance de ne pas tomber sur une de mes nombreuses impasses.  J'ai pu donner le change les 2 premières années de fac d'histoire, pour finalement m'effondrer en première année de Sciences Po, qui porte bien son nom "d'année préparatoire". Je n'ai pas résisté au rythme de la prépa et j'ai découvert que je ne savais pas travailler, en tout cas mes trucs ne fonctionnaient plus face à tout ce qu'il fallait ingurgiter. Je n'ai compris tout cela que bien des années après, quand j'ai potassé des livres sur les enfants précoces, HQI, (sur)doués etc... (merci Jean-Charles Terrassier et Arielle Adda).

En tapant ceci, et à la lueur de vos témoignages, je viens de m'apercevoir que ma "dépression" a commencé bien plus tôt que ça. En fait en 4è, quand je me suis retrouvée dans une classe de collège nouvelle norme, tous niveaux mélangés. Et que j'avais l'impression qu'on m'avait attaché un boulet au pied et qu'il fallait nager avec... Il faut vraiment être débile pour penser qu'un ou plusieurs bons élèves peuvent "tirer une classe vers le haut". Et dire que ça se pratique encore...

Commentaire n°17 posté par la belle bleue le 15/11/2010 à 00h18

 

Merci pour ton récit =^.^=

 

Ah oui. Pour moi aussi la dépresison a commencé plus tôt qu'officiellement... La phobie scolaire +++, la potomanie et les hospitalisations sont venues vers 16 ans pour moi, mais les premières crises de larme vraiment impossibles à endiguer étaient vers 12 ans, l'effondrement scolaire à 11 ans pile, les premières douleurs intercostales paralysantes vers 7 ans... Tout était installé bien avant l'explosion, un peu comme un volcan qui donne plein de signes avant-coureurs dont les riverains ne soupçonnent pas la nature...

 

Quand tu parles de niveaux mélangés, tu parles de classe multi-niveaux (6ème à 3ème par exemple) ou de classe hétérogène (que des 4ème) ? J'ai l'impression que c'est la deuxième hypothèse la bonne, mais j'ai un doute...

J'ai connu aussi l'absurdité des classes très fortement hétérogènes. le pire, c'est qu'il y a des "pédagogues" pour avoir cogité là-dessus... stupéfiant ! La bêtise brut de décoffrage ! Ou comment bousiller tout le monde, ceux qui se sentent écrasés, et ceux qui abandonnent jusqu'à l'idée de leur efficience !

Réponse de Plouf_le_loup le 15/11/2010 à 08h40

 

Je parle du passage au "collège unique", la loi Haby. En 6e, 5e, les classes étaient encore composées d'enfants au niveau scolaire similaire. En 4e (rentrée 1975), on a volontairement mélangé les meilleurs élèves et les moins bons. L'ambiance de la classe était épouvantable, même si c'est de la rigolade par rapport à ce qui se passe maintenant.

Commentaire n°18 posté par la belle bleue le 15/11/2010 à 09h38

 

oui, donc on était bien d'accord =^.^= j'ai connu ça aussi (entrée en collège en 1982 pour moi)

Réponse de Plouf_le_loup le 15/11/2010 à 11h08

 

C'est marrant ce que tu dis sur les APIEs, c'est ce qui s'est produit avec l'école Montessori où nous avons inscrit notre fils qui avait commencé une "dépression scolaire" à 4 ans. Nous y avons rencontré d'autres enfants et leurs parents qui avaient d'instinct suivi la même démarche et nous avons  fait nos découvertes de la précocité/différence/HQI de nos enfants ensemble. Nous sommes épaulés quand il a fallu passer des tests, trouver des activités extra-scolaires et des vacances adaptées. Nous avons informé les enseignantes sur le sujet, d'autant que leur école comptait plus que les 5 % théoriques d'enfants au QI au-dessus de la moyenne. Bon, après ça, elles avaient tendance à en voir partout... ;-)

Commentaire n°19 posté par la belle bleue le 15/11/2010 à 09h49

 

Mais il y en a partout ! lol

MissPapillon aussi a fait sa première dépression à 4 ans avec cause scolaire...

Réponse de Plouf_le_loup le 15/11/2010 à 11h10

 

Nous nous sommes épaulés...

Il manque une possibilité de rectifier ses commentaires sur Overblog !

Comme chez La Poule Pondeuse. Tu connais ?

http://www.poule-pondeuse.fr/2010/05/10/un-zebre-a-la-maison-1/#comment-57939

Commentaire n°20 posté par la belle bleue le 15/11/2010 à 09h52

 

merci du lien, c'est un excellentissime article ! (j'ai laissé 2 comm.)

Réponse de Plouf_le_loup le 15/11/2010 à 11h29


moi je suis nulle en accent !!! un prof enlevait 1 point par faute d'accent,  résultat j'avais souvent 0 avec suelement les fautes d'accent. c'est vrai qu'on perd les règles. Ce qui me gene chez certains jeunes c'est les fautes faites sur des mots communs comme s'ils ne les avaient jamais vu. 

Commentaire n°21 posté par Dorsi le 17/11/2010 à 12h37

 

Oui, sur les mots très fréquents, c'est un peu problématique.

ce qui me surprend aussi toujours beaucoup, ce sont les fautes de prononciation (quand on écrit phonétiquement un mot, et qu'en plus, on se trompe de prononciation !), et les erreurs de sens (par exemple, je vois beaucoup écrit "il c'est écrire" pour "il sait écrire"), et ce genre de faute me semble plus préoccupante.

Réponse de Plouf_le_loup le 18/11/2010 à 08h15

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 23:16

15 auteurs en 15 minutes... Il est 23h17, c'est parti !

 

1- Tom sharpe, incontournable ! so British !

 

2- Jacques Expert, je n'ai lu qu'un de ses bouquins (la femme du monstre), mais quel choc !

 

3- Emile Zola, pour ses livres à déguster, et pour son prénom que j'adore ! (et qu'aurait porté SuperKrapou si ça n'avait tenu qu'à moi)

 

4- Amélie Nothomb, qui me tape franchement sur les nerfs mais que j'apprécie quand même... un mystère !

 

5- Jean-Paul Dubois, avec l'écriture duquel j'ai passé beaucoup de temps cette année et la précédente.

 

6- Jean-Louis Fournier, pour son esprit décalé, son cynisme parfois, sa causticité toujours.

 

7- Marc Lévy, pour la légèreté tout en chaleur qu'il est capable de transmettre.

 

8- Mary Higgins Clark, je sais pas pouruqoi, ça me vien tà l'esprit. Un des rares auteurs de polars que j'aie lue un peu avec plaisir...

 

9- Jasper Fforde, parce que c'est bien fichu et original.

 

10- Franquin, pour Gaston, dont j'ai longtemps été fan (j'ai même fait un gros travail dessus en fac de lettres ! sur le rapport des images et des mots...).

 

11- Marcel Gotlib, parce que c'est une vision entière du monde qui se revoit avec lui, et toujours avec délectation. Un classique chez les Plouf.

 

12- Guillaume Musso, parce que ça se lit tout seul et ça fait du bien.

 

13- Goscinny et Sempé pour la Petit Nicolas, parce que quand même, c'est top super trop fendard !!

 

14- Arto Päasilinna, parce que... ben parce que ! Voilà ! J'aime !

 

15- Kent, parce que c'est lui que je suis en train de lire, et que j'y trouve tout ce que j'aimais il y a 10-15 ans chez le chanteur.

 

Il est 23h32... Waouh ! 15 minutes pile poil ! C'est dur de rassembler ses neurones !

J'ai pris ce tag chez Isa, d'Avec un petit rien =^.^= S'il vous plaît, il est à vous !

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