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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:58

livre_2011_04_gavalda_echappee-belle.JPGGarance (la narratrice), célibataire de find e vingtaine ou début de trentaine nonchalante, part en auto avec son frère Simon et son insupportable épouse Carine. Ils se rendent au mariage d'un oncle. Mais trop c'est trop ! N'écoutant que leur coeur d'ado, Garance, Simon et leur soeur Lola s'enfuient en voiture, pour retrouver leur frère Vincent, qui n'est pas venu au mariage. Le quatuor est soudé, solidaire, les mauvais côtés sont vaguement évoqués mais très vite mis de côté. Leur petite escapade va les conduire dans un château abandonné aux mains de Vincent, dans un mariage de province forcément super plouc (cela dit, j'en ai déjà vu un réellement dans ce genre...), avec petite allusion à Fantasia chez les Ploucs de Charles Williams, livre fétiche assez marrant de Gavalda, qu'elle replace chaque fois qu'elle le peut ; dans un camp de gitans aussi, une caricature impressionnante ; au bord d'une rivière où se baigner nu, etc., car tant qu'à faire le tour des fantasmes des citadins pouet-pouet, autant que rien ne manque ! On y croisera aussi un chien "hallucinant" qui donnera à l'héroïne parisienne l'illusion d'avoir été choisie par ce corniaud symbole de liberté et de résistance à la rudesse de la vie. Puis retour au bercail parce que bon, c'est bien gentil tout ça, mais faut pas que déconner dans la vie.

 

Ce qui est bien avec Anna Gavalda, c'est que quand on ouvre un livre, on sait déjà ce qu'on va y trouver, ça fait faire des économies d'analyse et de réflexion... Bons sentiments, légèreté, genre familier et djeune un peu trop poussif et plutôt pénible dans ce bouquin-là, nostalgie de l'adolescence, grandes envolées de chaleur humaine, personnages caricaturaux mais légèrement crédibles quand même, on retrouve tout ce qu'on y cherche. C'est à la fois réjouissant et agaçant.

Les personnages sont le vrai coeur du roman, et on retrouve plusieurs personnalités convenues, du benjamin éternel ado à l'aînée mère et divorcée, avec au milieu les puînés, l'un marié à une pharmacienne phobique et chiante, l'autre affectant des pauses de femme libre, trop je-ne-sais-quoi pour être adulte, et superstitieuse. Seul défaut dans cette galerie : les femmes sont limite pétasses, même quand elles se donnent des airs de liberté, elles sont viscéralement conso-victims, la narratrice utilise des expressions typiquement pouffe et pense (hum) comme une lectrice condescendante de magazines pseudo-féminins convaincue que savoir tirer la langue à une vitrine Gucci (tout en bavant d'envie) fait d'elle une rebelle fondamentale...

 

Le roman est très court, du coup on se laisse facilement emporter dans ce petit road book un peu too much. Un très bon moment de détente naïf et résolument optimiste, à ne surtout pas prendre pour autre chose ni en attendre autre chose, je pense =^.^=

 

*******

Feuilletons ensemble quelques extraits...

 

incipit : Je n'étais pas encore assise, une fesse en l'air et la main sur la portière, que ma belle-soeur m'agressait déjà :

-Mais enfin... Tu n'as pas entendu les coups de klaxon ? Ca fait dix minutes qu'on est là !

- Bonjour, je lui réponds.

 

page 53 : Nous avons mangé un sandwich caoutchouteux sur une aire d'autoroute. Un truc infâme. Je préconisais plutôt un petit plat du jour chez un routier mais ils ne "savent pas laver la salade". C'est vrai. J'oubliais. Donc trois sandwiches sous vide. (Beaucoup plus hygiénique.)

 

page 62 : A elle Les Essais, les super théories, que l'on est puny pour s'opiniaster et que philosopher c'est apprendre à mourir. A moi le Discours de la servitude volontaire, les abus infinis et tous ces tyrans qui ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. A elle la vraye cognoissance, à moi les tribunaux. A nous deux l'impression d'estre la moitié de tout et que l'une sans l'autre ne serait plus qu'à demy.

 

pages 65-66 : L'accolade était là, mais il nous manquait l'abandon. Elle avait changé de camp. D'équipe plutôt. Elle ne jouait pas contre nous, elle jouait dans une ligue qui nous ennuyait un peu. Un genre de cricket à la con avec plein de règles imbitables, où tu cours après un truc que tu ne vois jamais et qui fait mal en plus... Un truc en cuir avec un coeur en liège. (Hé, ma Lolo ! Sans faire exprès, je viens de tout résumer !)

 

page 72 : Les enfants justifient les réunions de famille et nous en consolent.

 

pages 95-96 : Simon a allumé la radio et les Bee Gees bêlaient :

And we're stayin' alive, stayin' alive...

Ha, Ha, Ha, Ha... Stayin' alive, stayin' alive...

Oh peuchère. C'était trop beau pour être vrai. C'était un signe ! C'était le doigt de Dieu ! (Non. C'était une dédicace de Patou à Dany pour fêter leur anniversaire de rencontre au bal de Treignac en 1978, mais ça on ne l'a su que plus tard).

 

page 134 : Chez ces gens qui n'envoient pas leurs mômes à l'école, qui laissent peut-être croupir un peti tMozart dans ce gourbi et qui sont bien arrangeants avec nos lois de sédentaires laborieux, on ne fume pas d'herbe.

 

page 146 : Nous étions bien. Il y avait le glouglou de l'eau, le bruit du vent dans les arbres et le bavardage des oiseaux. Le soleil jouait avec la rivière, crépitant par ci, se sauvant par là, torpillant les nuages et courant sur les berges. Mon chien rêvait du bitume de Paname en grognant de bonheur et les mouches nous embêtaient.

 

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L'Echappée belle, Anna Gavalda, 2009, 165 pages

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Plouf_le_loup - dans Livres
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:39

Jeu pour deux joueurs uniquement. L'un est "mister Jack" (le coupable), l'autre est l'enquêteur. L'objectif de l'un est de ne pas être démasqué, voire d'arriver à se sauver pour échapper à la police ; l'objectif de l'autre est de démasquer puis arrêter le coupable. Sans dé ni rien d'électronique, mais avec des cartes bien particulières, le jeu avance agréablement et sans que les parties ne soient trop longues. Un petit peu stratégique, ce jeu demande quand même une ou deux parties pour bien piger et maîtriser les "pouvoirs spéciaux" de chaque perosnnage à déplacer et les bénéfices à en tirer pour cacher ou mettre en lumière les personnages à chaque tour.

jeux_2011_04_mister-jack.jpg

Bref : un jeu plutôt atypique, pour lequel les concepteurs ont réellement pris la peine de réfléchir à une règle à la fois agréable, qui semble complexe au premier abord mais ne l'est pas véritablement, et qui permette de jouer à tous les âges (à partir de 8-9 ans environ je dirais) avec grand plaisir. Un très bon jeu d'enquête.

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Plouf_le_loup - dans Jeux
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:45

livre_2011_04_balzac_petites_miseres_vie_conjugale.jpgJe suis tombée sur ce livre de Balzac que je ne connaissais pas à la bibliothèque, par hasard, et les premières pages m'ont bien fait rire, alors je l'ai emprunté.

 

Il s'agit de chroniques publiées une à une dans la presse de 1830 à 1846, et rassemblées ici. On suit donc un peu de la vie et des scènes conjugales de Caroline et Adolphe, bourgeois parisiens. Ces chroniques sont assez inégales, mais globalement drôles, voire parfois incisives ou faisant quelques incursions du côté du cynisme, et évidemment délicieusement bien écrites, d'une plume alerte, vive, presque virevoltante. L'analyse sociale et relationnelle est amusante, et on se dit souvent que près de deux siècles plus tard, finalement, il y a des constantes qui ne changent pas vraiment, dans la vie de couple... Une certaine misogynie transparaît parfois aussi, pas tout le temps, et globalement tout le monde en prend pour son grade, pas seulement les femmes ou les parisiennes. Quelques piques politiques au passage... Bref, des petites choses écrites de manière éparse qui permettent de mieux s'imprégner de l'air du temps de l'époque et de la personnalité de Balzac bien mieux que la simple lecture de ses romans.

 

Pour autant je n'ai pas terminé ce livre, simplement parce que je l'ai trouvé trop répétitif. Il m'a manqué l'impression de suivre l'évolution des personnages, et pour cause : les personnages n'évoluent pas vraiment, puisque ça n'est pas l'objectif. Donc stop pour moi page 111 sur 317. En revanche, si vous pouvez l'acheter et/ou le lire par petits peu, une chronique de temps en temps, je pense que ce livre prendra alors toute sa saveur sans les défauts qui m'ont fait en arrêter ma lecture à regret =^.^= Je pense d'ailleurs le lire en tranches directement à la bibliothèque...

 

***

Feuilletons ensemble quelques extraits...

 

incipit : Un ami vous parle d'une jeune personne : "Bonne famille, bien élevée, jolie, et trois cent mille francs comptant."

 

page 7 : Vous avez d'ailleurs cinquante-neuf ans, votre tête est couronnée : on dirait d'un genou qui passe au travers d'une perruque grise.

 

page 14 : Généralement, une jeune personne ne découvre son vrai caractère qu'après deux ou trois années de mariage.

 

page 19 : Dans le monde, on aime qui nous écoute.

 

page 35 : Cette petite misère, répétée deux ou trois fois, vous apprend à vivre seul au sein de votre ménage, à n'y pas tout dire, à ne vous confier qu'à vous-même ; il vous paraît souvent douteux que les avantages du lit nuptial en surpassent les inconvénients.

 

page 55 : Vous croyez avoir épousé une créature douée de raison, vous vous êtes lourdement trompé, mon ami.

 

page 99 : La coquetterie tue la gourmandise.

 

***

J'ai appris, au passage, pas mal de vocabulaire (qui se comprend facilement en contexte)...

 

podagre (p.6) : Goutteux des pieds.

 

aves et ataves (p.7) : pas trouvé de définition, mais les ataves désignent les personnes responsables de l'atavisme, donc en gros les ancêtres de quelqu'un.

 

scrofuleux (p.11) : désigne celui qui a des scrofules (Lésions de turbercule cutanées, ganglionnaires ou osseuses).

 

barguigner (p.32) : hésiter.

 

taracane (p.86) : pas trouvé de définition.

 

tintinnuler (p.86) : pour tintinnabuler.

 

sibilante (p.88) : (médical) se dit d'un râle pulmonaire qui a le caractère d'un sifflement.

 

trope (p.91) : figure de rhétorique par laquelle un mot, une expression sont détournés de leur sens propre.

 

busc (p.104) : baleine de corset.

 

cinabre (p.108 entre autres) : 1-sulfure de mercure naturel. 2-sa couelur rouge.

 

nosographie (p.111) : classification des maladies.

 

***

Petites Misères de la vie conjugale, Honoré de Balzac, écrit de 1830 à 1846, 317 pages dans cette édition pour malvoyants.

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Plouf_le_loup - dans Livres
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 11:28

Bon, comme Valérie (clic) n'était pas emballée par l'idée de quelque chose de plus coriace, je reste dans le gros plan plutôt facile =^.^=

 

mystere_2011_04_24.jpg

Réponse mercredi !

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 10:23

Rhâ on m'y prend encore ! J'aime bien ce jeu ! Ma contribution de la semaine (visible aussi sur mon autre blog : Plouf dans l'herbe) :

bidouille crochet SC84 back to the sixties

 

Le précédent, un panier pour Pâques

bidouille SC 83 panier paques

a bien servi ce matin...

bidouille_SC_83_panier_paques_plein.jpg

 

JOYEUSES PAQUES A TOUTES ET TOUS !!!! =^.^=

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:27

livre_2011_04_beauvois_cestac_fete_maman.jpgUne amie très chère à mon coeur sort, dans quelques jours (le 29), une BD écrite avec Florence Cestac. Comme j'ai eu l'honneur de lire les épreuves il y a deux mois, je peux vous dire que c'est un livre avec lequel on rit aux éclats, on grince des dents, on se souvient, on écarquille des yeux ronds, on bondit et on pleure (surtout de rire, mais pas que).

Parce qu'en tant que maman, on a toutes connu ces petites phrases terribles qui distillent un poison pernicieux, giflent par surprise ou enfoncent le clou de l'absurdité, et que c'est boooooon de les voir illustrées avec autant de talent et d'humour.

 

En bref : tout une palette d'émotions à fleur de peau, sur un sujet sensible, des anecdotes et citations véridiques, et les dessins toujours aussi géniaux et désopilants de Florence Cestac. Une petite merveille !


A offrir et à s'offrir sans faute, fête des mères ou pas !

 

 

le lien pour être sûr de ne pas le rater :

Ca va être ta fête maman ! De Nadège Beauvois-Temple et Florence Cestac, éditions Dargaud

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Plouf_le_loup - dans Livres
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:59

comment ça, ce n'est pas encore la saison ?! Ah bon ?

2011_04_22_fraises.JPG

 

Ouais, en même temps, si les fraises de Pâques étaient célèbres, ça se saurait...

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 19:25

Oops, j'ai encore bien failli oublier la réponse !

 

Alors comme à l'Ecole des Fans, tout le monde a gagné (ou presque)... BRAVO donc !! (désolée je n'ai pas le temps, là, de citer tout le monde avec des liens  )

Il s'agissait bien de :

mystere_2011_04_17_reponse.jpg

 

Prochain kesss dimanche, j'essaie de vous trouver quelque chose de plus costaud...

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:10

2011_04_20_bientot-paques-poussin.JPG

Idée trouvée là, sur Tête à modeler (clic).

Ce jour-là il n'y avait plus d'oeufs dans la maison (bah oui, on ne fait pas le carême, donc on n'accumule pas les oeufs jusqu'à Pâques), donc une balle de ping-pong réchappée  l'eau bouillante a fait l'affaire, et de la pâte durcissante à l'air peinte en rouge plutôt que de la pâte à modeler, et le tour est joué ! Hop ! =^.^=

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:09

instruction_2011_04_soleil.JPG

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