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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 15:43

Depuis quelque temps, PrincesseO s'est prise de passion pour les Alphas, une méthode de lecture moche originellement de remédiation, qui est vraiment bien faite et adaptée à l'imaginaire des enfants. A peine avait-elle visionné le dessin animé qu'on a compris que ça serait inutile de résister (et on ne l'a pas cherché, vu que ça fait pas loin d'un an qu'elle réclame à apprendre à lire et que je n'arrivais pas à trouver une façon de faire qui la botte un tant soit peu).On a donc acquis la malette de démarrage contenant DVD, CD, figurines et livre, + le 1er livret d'activités.

Et comme on n'a pas vraiment les moyens de s'offrir tout le matos qui va avec, j'ai pioché à droite à gauche des chsoes intéressantes (là-clic et là-clic par exemple principalement).

J'ai commencé par faire une série de magnets, surtout qu'elle était très enthousiaste à cette idée.

J'en ai fait en tout à peu près 3 fois la quantité qu'il y a sur la photo, mais je ne lui ai présenté que ceux-là pour l'instant (il y en a certains qu'elle ne connaît pas encore comme le è par exemple, je les ai gardés de côté, et d'autres gardés en réserve sinon ça fait beaucoup d'un coup). Imprimés sur du papier puis plastifiés sur une face et collés sur du carton fort contre-collé couché, puis coupés, et j'ai collé au dos de la bande magnétique adhésive.

instruction_2011_03_magnets_alpha.jpg

Vous croyez que j'ai eu un merci ? Ben non, même pas, j'ai eu des hurlements, des coups, etc., en bref une grosse colère parce que je les avais posés sur le tableau à sa portée (le tableau est posé au sol) et pas sur le frigo (et ça a continué même après que j'ai déblayé le frigo pour pouvoir les changer de place... ce qui n'a pas été fait).

Je me demande quand même des fois si je ne suis pas un peu quiche...

Bon, en attendant, ça amuse bien les grands, c'est déjà ça.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 15:12

En février, nous avons travaillé sur le Mexique avec MissPapillon. C'est elle qui a choisi le thème, et quand elle l'a fait, ni elle ni moi ne savions que c'était "l'année du Mexique". Travailler me semble un bien grand mot, vu qu'on en a fait beaucoup moins que ce que j'aurais souhaité, mais disons alors qu'on a abordé le Mexique un peu sous tous les angles, regardé des émissions et DVD, etc. Pas sûr qu'il en reste grand chose, comme d'habitude, mais bon... Et alors ce qui a bien plu à MissPapillon a été de faire de la cuisine Tex mex ! Nous n'en avons d'ailleurs pas terminé, mais voici déjà quelques exemples :

 

D'abord l'apéro, je vous passe les tortillas-chips trempés dans la sauce aux oignons.

Ensuite, l'entrée : les tortillas, on les fait maison (enfin, quand je dis "on", c'est juste "elle" que je devrais dire, parce qu'elle n'a besoin de personne pour de simples tortillas !). Recette excellente prise ici : Recette de Tortillas Marmiton (clic).

Dedans, nous avons mis du guacamole épicé, pas fait maison car Picard Surgelés en fait un vraiment délicieux.

miam_2011_03_mexique_gacamole.jpg

 

En plat principal, je vous propose une recette vraiment étonnante, apparemment typique, et absolument délicieuse (si, si, ne vous fiez pas à son aspect sur la photo que j'ai prise en fin de repas dans la 3ème assiette de monsieur Plouf, vu qu'avant j'étais trop occupée à déguster) : le mole poblano (clic). Servi sur quelques carrés de blanc de poulet sautés puis cuits avec un poivron et du maïs, le tout dans des tortillas, terrible !

miam_2011_03_mexique_poulet_cacao.jpg

Seules petites entorses à la recette de Marmiton : j'ai mis du cacao 100% en poudre, et non du chocolat, pas mis de saindoux (on n'aime pas) ni de piments ancho séchés vu que je n'en ai pas trouvé (pas beaucoup cherché non plus), à la place j'ai relevé avec du piment classique en poudre dans la sauce.

 

En dessert, une crème qui n'était pas au programme ce jour-là... Et pas au programme du tout, puisque normalement, il s'agit d'une boisson !!! dori Atole d'amandes (clic). Aucune idée d'où ça a foiré, nous avons pour une fois suivi à la lettre les instructions, et même arrêté la cuisson plusieurs minutes avant ce qui était prévu tellement ça devenait épais...

miam 2011 03 mexique atole

En tout cas, même super compact, c'était délicieux, vraiment un régal !

 

On n'en a pas encore tout à fait terminé avec le Mexique et sa cuisine (mais bon je ne vous parlerai pas de tout non plus, hein...), et je ne sais pas quelle sera la prochaine destination, mais on s'est bien amusées !

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 14:42

Le contrôle annuel pour MissPapillon a eu lieu hier matin. Nous avions un nouvel inspecteur, puisque l'illuminé de l'année dernière qui nous avait menacés a été muté (bonne chance à ceux qui sont du côté d'Avignon, si vous voulez son nom et quelques exemples de sa personnalité, je les donne en privé !). Il est arrivé avec 2 conseillers pédagogiques (au lieu d'un seul annoncé, ce que j'ai fait remarquer fermement sans leur fermer la porte pour autant, faut pas déconner, non !) que nous connaissions déjà, pile à l'heure.

Pour nous, c'était chaud le contrôle cette année, MissPapillon n'a quasiment pas fait d'instruction formelle depuis septembre, l'intégralité de ce qu'elle a fait ne remplirait même pas la moitié d'un cahier de 96 pages, cours compris !... En revanche, beaucoup d'informel, de documentaires, de "pratique" (cuisine, jardinage et bricolage principalement), des expériences, des sorties, etc.
J'ai donc expliqué tout ça, sans mentir (même si en tournant un peu l'angle de vue à notre avantage...), sans chercher d'échappatoire, avec des exemples concrets de ce que je considère être de l'instruction, sans manuel ni stylo ni cahier. Ils ont été très attentifs, n'ont discuté avec MissPapillon qu'au sujet du sport qu'elle pratique avec passion et de ses cours à l'école des beaux-arts, sans insister non plus.



Ils sont arrivés avec des tests écrits de français et maths, les ont sortis, et après discussion sur notre instruction et le travail de cette année, sans même que nous ayions besoin de demander quoi que ce soit, ont conclu qu'ils n'avaient pas besoin de les faire passer à MissPapillon, et nous les ont donnés "pour [nous] faire une idée de ce qu'on lui aurait demandé de savoir faire, de ce qu'on demande aux enfants de son âge à l'école" (j'ai lu ces tests depuis, très courts, pas bien compliqués -largement à la portée de Miss en tout cas, et je les lui ferai faire, je pense que ça peut l'aider pour la confiance en elle de voir qu'elle a à l'aise le niveau qu'on pourrait lui demander). Il faut dire qu'elle en avait passé quelques uns l'année dernière (nous avions fini par lâcher, et les conseillers étaient revenus avec leur tests -que MissPapillon n'avait fait qu'en partie puisqu'elle avait refusé certains trucs et en plus je les avais rectifiés avant pour que ça corresponde à ce qu'elle avait vu-, sinon on allait au procès avec l'inspecteur vu comment les choses avaient mal tourné). Ces tests de juin étaient satisfaisants pour eux, donc ça a probablement aidé à la décision prise hier. Comme quoi, s'y être pliés sous la contrainte une année n'engage pas l'année suivante, et dans ce cas précis même, au contraire ! Etonnant ! Il faut dire aussi que le nouvel inspecteur est très humain, très à l'écoute et attentif, très posé aussi, vraiment pas du tout hostil, autant dire le contraire de celui de l'année dernière ! (et même encore mieux que celui des années d'avant que j'appréciais déjà !)

Ils ont parlé sans être lourds non plus d'une éventuelle rescolarisation un jour, juste pour évoquer la nécessaire mise à niveau formelle dans certaines matières (et c'est absolument vrai, si elle décide demain d'aller dans un collège, il faudra avant bûcher sérieusement l'anglais, par exemple, pour éviter de la mettre en difficulté d'emblée). Sur d'autres points, chacun a pu donner son avis sans que ça vire à la bataille rangée (et pourtant, nos avis étaient parfois diamétralement opposés !).

Bref : on est tombés sur des gens intelligents, humains, agréables, et ce contrôle n'a pas été stressant (faut dire que comme souvent, je n'ai commencé à vraiment stresser que 10 minutes avant ! lol ! Idem pour MissPapillon, ça n'est vraiment pas un truc qui nous empêche de dormir !). En tout, ce contrôle a duré 45-50 minutes, et ils sont repartis avec la feuille unique de résumé d'instruction que j'avais préparée la veille et quelques notes.

Voilà pour nous cette année. Nous sommes satisfaits. L'année prochaine, contrôle niveau secondaire poiur elle (si on maintient l'instruction en famille sans cours par correspondance, ce qui n'est pas encore décidé et ne le sera pas tout de suite), donc les gens avec qui nous avons déjà eu à faire 2 fois pour SuperKrapou, qui connaissent bien la loi et savent parfaitement s'y prendre de manière efficace sans tests oraux ni écrits (de leur propre initiative), rapidement et avec le sourire. On est donc sereins. Voilà une bonne chose de faite !

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 05:56

NZ avait trouvé dès le premier commentaire, et vous êtes plusieurs à avoir également trouvé ! Bravo, donc, à toutes !

mystere_2011_03_13_reponse.jpg

Prochain kesss dimanche 20 =^.^=

Merci pour votre soutien.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 05:28

Rêve exultant de notre ancienne maison, dans laquelle nous retournions, libérée juste dans le bon timing... Réveil particulièrement difficile quand, après un instant déboussolée, je réalise où je suis...Et, fatiguée ou pas, 4h30 ou pas, ma nuit est terminée, devenue trop lourde de chagrin et de regret.

 

En venant ici, nous étions plein d'espoir, nous quittions la région parisienne, nous commencions une nouvelle vie, nous donnions une ultime dernière chance à notre couple (et donc notre famille) de survivre... Ce dernier point a, tant bien que mal, plutôt marché, puisqu'à l'époque, une procédure de divorce était en cours et qu'aujourd'hui, presque 6 ans plus tard, nous sommes toujours là tous ensemble et que PrincesseO est venue agrandir la famille. Mais jamais nous n'avions même imaginé possible de perdre autant sur le plan humain. Jamais je n'avais connu ça ailleurs, jamais je n'aurais pensé me déliter à ce point. Les bons jours, j'ai l'impression d'être devenue ermite malgré moi, tellement aigrie que presque associale, infecte comme les gens d'ici, comme une maladie contagieuse qui se serait propagée à ma décharge ; les mauvais jours, j'ai celle d'avoir été enterrée vivante, purement et simplement.

 

Depuis peu, j'ai décidé de bouger plus, sorties tous les jours, balades, etc. Ca fait à peine illusion, l'agitation ne crée pas la même chaleur que l'humanité même si elle simule plutôt bien un semblant de vie... Mais l'agitation jusqu'à quand ? L'essence à 1.50 quand on vit loin de tout (et pourtant au milieu d'un lotissement !! c'est même pour éviter d'être isolés humainement que nous avons fait ce choix qui ne nous enchantait pas ! ah ça, on ne se doutait pas que ça fût possible, un endroit pareil !), ça a ses limites. Sortir tous les jours, même pour quelques kilomètres, est hors de nos moyens, et je sais cette décision forcément transitoire... Bientôt je recommencerai à me regarder attendre dans cette maison où je me sens ensevelie... attendre quoi ? De mourir. Du moins est-ce mon sentiment, et même si je le sais trompeur il est tenace. Attendre que le temps passe, dans l'ennui et la résignation, attendre, vieillir et mourir. Une part y est déjà. Et je ne sais pas dans quelle mesure le pas qui a été fait dans ce sens n'est aps irréversible désormais tant la blessure est profonde...

 

Allez, haut les coeurs ! Aujourd'hui est jour de ludothèque, je vais donc croiser, de manière prévisible, quelqu'un de particulièrement aimable pour la coin, pensez : une personne qui dit bonjour ! et qui discute même 5 minutes avec ses "clients" si sa charge de travail le lui permet ! Une perle rare dans le coin, autant dire une extra-terrestre !

 

Je me sens même fatiguée de ma propre colère... pffff et je m'agace moi-même à ressasser stérilement en regardant la seule issue envisageable (le déménagement) d'autant plus inaccessible qu'elle semble reculer chaque fois qu'on s'en approche :-(

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Plouf_le_loup - dans Nombril
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 06:52

livre_2011_03_abecassis_affaire_conjugale.jpgUne nuit, suite à un "pocket call", Agathe découvre que Jérôme, son mari, lui ment, mais aussi ce qu'il dit d'elle aux autres, à ses potes de beuverie... Agathe se met alors à fouiller, et comprend mieux avec qui elle vit, pour qui son amour était aveugle. Jérôme dort sur le canapé, s'enferme dans son bureau où il fume du haschich, boit, regarde des films pornos, va sur des sites de rencontre et alimente son compte Facebook. Il voyage aussi, du moins le prétend-il, et il trompe allègrement sa femme. Pendant qu'Agathe s'occupe de leurs jumeaux de 6 ans et gagne de quoi faire vivre le ménage en écrivant des paroles de chanson...

Quand Agathe demande le divorce, ce semblant d'équilibre explose et la guerre des nerfs est déclarée. Mensonges, tromperies, espionnage, aucun coup bas n'est interdit, manifestement, et le mot de ce qu'on comprend très vite sera lâché vers la fin : pervers narcissique. Malgré sa souffrance, Agathe trouvera le moyen de s'en sortir, et saura faire face, tant bien que mal, en y laissant à peu près toutes ses illusions.

 

Eliette Abécassis a décidément une écriture très juste et sensible, sans virer dans le pathos ni la pitié. Résultat, on peut lire ce genre de roman sans s'identifier outre mesure, sans s'ennuyer non plus, sans que ça ressemble ni à un documentaire ni à un thriller (pourtant le sujet se prêterait avec aisance à tout ça). On dévore ce roman comme un témoignage réel qui ne larmoie pas (yep ! elle n'est pas tombée dans cette insupportable mode télévisuelle !). Seul bémol peut-être : les personnages sont un brin manichéens (pas complètement non plus, mais ça va presque jusqu'à une certaine misandrie un peu convenue) ; cela dit, je pense que dans la vraie vie, ce genre de personnalité rend la réalité manichéenne, alors il ne me semble pas que ça soit un défaut de l'écriture.

 

*****

Feuilletons quelques extraits...

 

incipit : Il n'y a pas de vol entre époux.

 

page 12 : L'amour est fragile. Avec l'ère technologique, il est devenu impossible. Le portable, les ordinateurs et toutes les mutations de notre époque, Internet, Facebook, les sites de rencontre, ont saccagé ses derniers vestiges en dévoilant ce qui constitue, sinon son essence, du moins le garant de sa pérennité : le mensonge.

 

page 25 : Pour bien faire, il faudrait commencer par divorcer. Et se marier ensuite. On ne connaît pas un homme dans le mariage. On ne connaît pas son conjoint lorsqu'on lui fait l'amour. On ne le connaît pas non plus lorsqu'on lui fait un enfant. Tout cela nou égare vers des chemins qui ne sont pas ceux de la connaissance mais ceux de la vie. Non. La seule façon de connaître vraiment son conjoint, c'est le divorce. Là, on prend la pleine mesure de sa qualité humaine, morale, psychologique. On a accès à l'essence.

 

pages 41-42 : On fait un enfant par amour. Peu après, on se rend compte que le couple est mort. On est piégé dans un cercle infernal. Parfois on fait un deuxième enfant. C'est un peu la politique de la terre brûlée.

 

pages 68-69 : Toute relation est inscrite dans les premiers mots, comme dans toute musique les premières notes donnent le ton, le genre, le tempo : on sait, dès le début d'un morceau, s'il s'agit de rap, de jazz ou de trip-hop. Dans les premiers mots échangés, on se dit l'essentiel, ce que l'on est, ce que l'on veut, ce à quoi l'on aspire : ce sont des moments de dévoilement, même à travers les échanges les plus anodins, on dit qui l'on est vraiment, mais aussi ce que sera la relation.

 

pages 93-94 : La vérité, c'est que le mariage est une hypocrisie sociale, que l'amour ets une illusion romantique, que les enfants, loin de souder les couples, en sont les fossoyeurs, que les hommes trompent leur femme, avant de s'en défaire lorsqu'elle prend de l'âge, du poids ou des enfants, ou les trois, avec des temps d'attente plus ou moins longs, selon les individus. La vérité, c'est qu'on commence par s'aimer, par se livrer entièrement, âme, corps et biens, et qu'on finit dans un bureau fermé à clef où s'accumulent les preuve ste les documents de la trahison, de la rancoeur, du mépris et de la haine. Il n'y a pas de vol ni d'effraction entre époux. En revanche, entre époux, il y a : tromperie, manipulation, mensonges et abus.

 

page 129 : Les Seychelles, dit-il, c'est un test pour le couple. Il n'y a rien à faire là-bas. On ne peut pas échapper à l'autre. Ce paradis est un enfer conjugal.

 

page 130 :  Quel homme mettrait de côté sa carrière, sa profession, son corps et même son couple pour donner la vie à un enfant ? Quel homme pourrait l'allaiter, en restant attaché à lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant des mois, voire des années ? Ces enfants, c'est moi qui les avais portés, nourris, bordés, c'était en moi qu'ils avaient grandi ; cela, Jérôme ne pourrait jamais me l'enlever? Il n'en avait même pas idée. Il n'imaginait pas l'absolu de l'amour maternel.

 

page 132 : De toute façon, le bonheur conjugal n'existe pas. Le seul bonheur conjugal, c'est le divorce.

 

page 153 : J'étais un monstre monomaniaque. La seule chose qui m'intéressait, c'était mon divorce. Excepté lui, tout m'était égal. Le divorce était mon symptôme, ma névrose, mon os à ronger. J'étais incapable d epenser à autre chose.

 

pages 154-155 : Puis il y eut les amis. C'est là, je pense, dans la divorce, que l'on prend la mesure des amis et des proches. Les surprises sont grandes. Et les déceptions si amères que l'on ne s'en relève pas.

Il y a peu d'occasion de prouver son amitié. Le divorce est de celles-ci. J'avais des amis dont je pensais qu'ils m'étaient proches et fidèles, que je pensais fiables, et qui se révélèrent lâches et fuyants, lorsque je leur demandai une lettre de témoignage. J'ai une amie avec laquelle j'étais fâchée et que je ne voyais plus depuis deux ans, qui en revanche accepta immédiatement, sans sourciller, de me faire la lettre que je demandais. Je mesurai alors, pour la première fois de toute ma vie, la valeur des gens qui m'entouraient, et la sincérité du sentiment qu'ils me portaient.

 

page 157 : Le pire, c'est de se dire qu'on s'est trompé. Le pire, c'est de comprendre à quel point on s'est trompé et pendant combien de temps. C'est de savoir que l'on vit dans un système inhumain et mensonger, que la réalité n'est pas ce qu'on croyait. Le pire, c'est de découvrir la face noire de l'humanité.

 

pages 186-187 : Je m'intéressais à lui, j'essayais de l'aider, d'être rassurante sans être maternelle, d'être présente sans être étouffante, le faire réfléchir sans le contredire, être curieuse sans être inquisitrice, de le valoriser sans que cela se remarque. En fait, grâce à Joanna, j'essayais de construire un couple : le couple idéal, dont je découvris le secret ultime : un couple virtuel, qui ne se rencontre jamais, et où la femme rassure l'homme sans jamais rien lui demander.

 

page 195 : De toute façon, un homme, ça ne sert plus à rien de nos jours. Ca ne fait pas la vaisselle, ça ne s'occupe pas des enfants, ça ne fait mêmepas l'amour, parfois ça ne gagne pas d'argent et ça salit du linge. Dans le cadre du mariage, ça n'assure le statut ni d'époux, ni de père, ni d'amant. C'est juste encombrant.

 

page 261 : C'était le stade d'après la détresse. Celui de la résignation, de l'abandon, de la perdition. Sa souffrance, quelle qu'elle fût, l'avait égaré.

 

pages 268-269 : Il y a des gens qui profitent de votre malheur pour vous saigner à blanc : ce sont les avocats. Il y a des policiers ratés qui jouent les agents secrets et qui feraient mieux de jouer aux cow-boys et aux Indiens : les détectives. Il y a des gens naïfs qui font semblant d'être plus intelligents que les autres : les médiateurs. Il y a ceux qui ont échoué à faire tous les métiers précédents : les notaires. Et ceux qui n'ont pas pu faire le métier précédent : les experts-comptables. Il y a ceux qui s'acharnent à démolir tout ce qu'ils ont construit, maison, couple et enfants : les maris. Et il y a celles qui se laissent prendre par tout le monde : les femmes.

 

page 303 : Ainsi donc, mon meilleur allié dans le divorce n'étiat ni mes amis, ni ma famille, mais le fisc. Solide, fiable, fidèle, subtil, toujours à l'écoute ; on pouvait compter sur lui en toute circonstance : le fisc était mon ami.

 

page 322 : Finalement, j'avais bien fait de me marier : sans cela je n'aurais jamais expérimenté une sensation aussi enivrante que celle de descendre les marches de ce tribunal.

 

page 325 : L'histoire naturelle du mariage : un droit fil tendu entre la Mairie, la Maternité, le Tribunal. Une histoire de bâtiments, plus que de sentiments.

 

*****

Une Affaire conjugale, Eliette Abécassis, 2010, 325 pages

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Plouf_le_loup - dans Livres
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 19:11

Le vieux toutou noir qui ressemble à un gros nounours (sur cette affichette, clic, en haut au milieu) a été adopté ! Envolée l'échéance du 24 mars pour l'euthanasie !! Une mamie rêvait d'un chien calme coucouche panier qui se contente de l'avertir quand quelqu'un arrive, et lui rêvait d'un foyer chaleureux et tranquille, comme celui de ses anciens maîtres... Autant dire qu'ils se sont trouvés !!! =^.^=

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:04

Aujourd'hui, les sondages donnent la fille du gros rougeaud gagnante du premier tour de la présidence de l'an prochain... Il paraît qu'il faut paniquer... Mais si on se fie aux sondages (même sans avoir besoin de remonter à un an avant l'élection), ces dernières années, nos présidents successifs ont été, entre autres, Edouard Balladur, Lionel Jospin et Ségolène Royal (j'ai l'impression d'en oublier un, mais là de suite, ça ne me revient pas)... Je ne peux donc que souhiater à MLP (excusez-moi, ça me fait mal rien que d'envisager d'écrire son nom en entier et de lui conférer par là un semblant de dignité) d'avoir autant d'avenir que ses illustres prédécesseurs vainqueurs d'avance des sondages =^.^=

 

politique, actualité

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 05:59

Ce matin, je souhaite un bon anniversaire à Doudoune =^.^= et je vous porpose, une fois de plus, un kesss en gros plan sur quelque chose qu'on utilise tous, bien souvent sans vraiment le regarder...

mystere_2011_03_13.jpg

Je pense l'avoir choisi plus facile que ces dernières fois, et vous souhaite bonne chance !

Réponse mercredi =^.^=


Et jouons aussi chez Zazimuth (clic) !

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:50

50

Elles étaient pour monsieur Plouf.

2011_03_11_gateau.jpg

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