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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 11:32

note à part  au sujet du livre que je viens de finir, Après l'Enfance, de Julie Douard (clic), que j'ai d'ailleurs énormément apprécié...

 

Il y a beaucoup (une bonne douzaine je dirais, à vue de nez sans les avoir comptées) d'erreurs non corrigées dans ce livre (le plus souvent, un mot manquant !). Ca n'entrave pas bien longtemps la lecture fluide, mais ça l'entrave quand même, et surtout ça me crispe toujours de constater que les éditeurs font des profits sur le dos des corrections (et donc sur celui des lecteurs, puisque le prix des bouquins ne diminue pas pour autant) au lieu de faire correctement leur job en publiant des livres bien léchés et au moins 2 ou 3 fois corrigés dans des conditions décentes. Rien de grave, mais ça me gonfle de le constater de plus en plus, alors je le dis ! Ca n'est pas une leçon de métier (je pare déjà à la réponse "tu ne sais pas, c'est pas ton boulot, les prôôôfessionnels ont des contraintes blablabla" que j'ai déjà trop souvent entendue à mauvais escient dans divers domaines), il se trouve que je suis la lectrice, donc la cible première d'un bouquin, donc j'ai mon mot à dire, et même au premier chef. Point.

J'aime le boulot bien fait, qui aime la qualité, et aujourd'hui la majorité des maisons d'édition (surtout les grandes ! celles qui ont pourtant des moyens !) le font de plus en plus par-dessus la jambe (pas seulement question corrections, mais aussi question reliures faites avec des colles de merde, etc.) pour de sordides histoires de profits et, en tant que lectrice, ça m'horripile. J'en ai marre de n'être qu'un outil de profit.

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Plouf_le_loup - dans Livres
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:29

livre_2011_03_douard_apres_enfance.jpgAprès l'enfance, il y a l'adolescence... Et pour notre narrateur, le lycée en tant que pensionnaire. L'enfance, c'était échapper de justesse aux tentatives meurtrières de Philomène, la soeur un peu dérangée que calmera la maternité, et de Georges, le frère vulgaire d'abord falot puis vaguement obsédé. Pour le benjamin de cette fratrie atypique, donc, ses 16 ans, objets de ce livre, sont placés sous le signe double de la découverte des origines et de l'éveil des sens.
Et cette histoire hilarante, originale, pince-sans-rire, pleine de rebondissements, à l'humour de situation absurde parfois presque britannique dans certaines scènes (une en particulier m'a un peu rappelé Tom Sharpe) et qui, globalement, ne dépareillerait pas en film (façon Splendide peut-être, à la fois gags échevelés, personnages trucculents et psychologie humaine de surface).

 

Le narrateur sert de référence de normalité au milieu de ses hésitations d'adolescent, l'âge où tout est possible et rien n'est étrange, où on agit vite pour mieux regretter, où on se sent un jour surhomme et le lendemain minable, où même intelligent, on a l'impression de n'agir que bêtement.. Le portrait émotionnel de l'adolescence me semble très juste. Et autour de ce narrateur (pas unique, puisqu'on a aussi un narrateur extérieur omniscient selon les chapitres) gravitent des personnages magnifiquement croqués : la mère qui change et vit enfin en devenant veuve, la colocataire transexuelle immense, l'énorme et bêtasse Katia qui sert au dépucelage mais restera dans la famille sous une autre forme, le frère Georges pas vraiment finaud, la soeur psychopathe qui deviendra agneau, la nymphomane prof de théâtre, la délicate Rose, et puis les personnages encore plus secondaires, pas piqués des vers comme Bob, l'instructeur des gardiens de prison mal embouché qu'une paternité va rendre fou, ou le commissaire, découvert sur la toute fin...

 

Si le début laisse croire à une quête des origines par la découverte, au moment de son décès, que "le père n'est pas le géniteur" et un premier chapitre dans ce sens, et si on croise quelques naissances dans ce livre, toutes plus atypiques les unes que les autres dans leur conception, et toutes propres à pousser l'interrogation du narrateur sur sa propre conception à lui, ça n'est pas du tout le sujet général du livre, ou seulement de manière très secondaire, comme une toile de fond.

 

En bref, donc, un livre formidable très difficile à résumer, tant il est riche et foisonnant. Un seul conseil : lisez-le ! Un bon moment de détente à la plume particulièrement délicate et subtile, très drôle, à l'effet accentué encore par son côté distancié, imperturbable malgré des récits de situations parfois délirantes et des personnages géniaux.

 

******

note à part : petit apparté de ma part au sujet de ce livre ici (clic).

 

 

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Feuilletons ensemble quelques extraits... pas facile du tout de choisir, l'ambiance générale étant indispensable au sel de ce roman, et les situations drôles bien trop loongues pour être rapportées ici.

 

incipit : Si l'on s'était sérieusement demandé pourquoi ma mère avait cru bon d'honorer son patron en posant, ce jour-là, deux genoux à terre, il aurait fallu d'abord, pour éviter tout jugement inconsidéré, se rappeler que ma mère était une femme très scrupuleuse et à qui l'on avait appris que la hiérarchie est une chose à respecter, parce que de son maintien dépend un ordre salutaire à tous, même à celui qui, comme ma mère ce jour-là, se trouve placé au plus bas.

 

page 16 : Si elle s'y connaissait en sévices, en revanche que pouvait-elle bien savoir des internats, elle qui avait depuis longtemps été débarrassée de toute espèce de contrainte scolaire suite à l'intrusion, chez nous, d'un professeur de sport suffisamment énervé pour s'armer d'une véritable carabine et nous hurle rà la figure que, si cette diablesse remettait les pieds dans son gymnase, on y passait tous ?

 

page 23 : Ma soeur était folle tandis que j'étais brillant, ma soeur ferait carrière en prison et moi en pension, mais lui, mon pauvre frère, il n'était rien, rien qu'un intermédiaire qui finissait nos assiettes. Il était donc aprti en même temps que les miettes.

 

page 32 : Philomène avait su se faire remarquer de son instructeur car elle était la pire des élèves, celle qui perdait systématiquement son sang-froid et le contrôle de son corps dès la première minute de jeu. Une claque sur l'oeil les avait présentés l'un à l'autre. Un coup de poing dans l'estomac les avait fait sympathiser. Un crachat les avait troublés.

 

page 150 : Les lois du monde physique semblaient obéir à une régularité qui me consternait et le fait de pouvoir résoudre certains problèmes au moyen d'équations me plongeait dans la tristesse, car j'aurais voulu qu'on nous enseignât le mystère plutôt que la maîtrise du monde. [...] Au final, j'avais l'air de reprocher au monde d'être le monde, j'avais l'air d'être un petit arrogant ; ce que j'étais très certainement. Mais heureusement mon professeur ne l'était pas, et il m'écouta.

 

page 153 : Etais-je malheureux ? J'aimais à le croire un peu de sorte à me remplir tout de même de quelque chose. Au fond, je n'étais pas réellement malheureux même si je souffrais un peu de ne pas plaire à cette fille. Je croyais que la consistance passait par là, par la capacité à souffrir, car je n'avais pas encore compris combien il était facile de souffrir, et combien aussi cela pouvait être pénible. Je chérissais comme un imbécile le moindre de mes émois car ils me faisaient me sentir vivant.

 

page 167 : Je n'avais plus besoin de trouver des raisons à mes larmes, celles-ci se succédaient les unes aux autres pour former un torrent qui semblait indiquer que la neige de mes yeux fondait enfin, comme après un très long hiver qui aurait retenu prisonnières dans la glace toutes mes peines.

 

page 213 : Trotter parmi quelques moutons et moisissures ne lui déplaisait pas car, après tout, la seule pureté appréciable était, pour lui, celle de l'âme et des actions puisque, de toute façon, chaque homme n'était que coagulation provisoire de sang et de poussière.

 

page 218 : Il faut dire que notre mère se devait d'être tolérante car elle-même n'entendait pas qu'on la jugeât.

 

page 220 : Dominique préférait les hommes jeunes, beaux et sportifs mais prétendait ne pas être sélective, ni trop exigeante. Elle ne recherchait pas autre chose que son alter ego, et si l'on y réfléchissait bien, elle était effectivement prête à s'enticher d'un homme débile et sans le sou, pourvu qu'il sût courir vite et longtemps, tout en gardant le sourire.

 

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Après l'Enfance, Julie Douard, 2010, 324 pages.

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Plouf_le_loup - dans Livres
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:53

Et cette semaine encore, nous avons une gagnante !! Elle a donné la réponse très vite... Bravo Selma !!!

  mystere 2011 02 27Il s'agissait bien d'un rouleau de papier toilette vu de dessus !A cet endroit tout doux où le papier ets bien tassé... Plus quotidien, c'est difficile à trouver ! lol

mystere_2011_02_27_reponse.jpg

Merci à toutes d'avoir joué ! Rendez-vous dimanche pour le prochain kesss =^.^=

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 14:03

Restons dans le quotidien en gros plan...

mystere_2011_02_27.JPG

réponse en milieu de semaine =^.^=


Et bonne chance à toutes chez Zazimuth et Laurence ! (clic et clic)

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 18:06

Catherine avait trouvé du premier coup, paf ! Il s'agissait bien d'un coeur de tournesol séché :

mystere_2011_02_23_reponse.JPGProchain kesss demain dimanche =^.^=

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:55

Aujourd'hui, pas d'objet quotidien mais toujours un gros plan...

mystere_2011_02_23.JPG

 

Je signale que la bonne réponse n'est pas  "quelque chose sous la poussière", même si ça n'est pas faux... fill_siff599-eeedb.gif


Réponse en fin de semaine =^.^=

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:14

La réponse a été trouvée très vite par Isa d'Avec un petit rien, puis par Zazimuth sous une autre forme, et enfin par 'Za. bravo à toutes les 3 !! =^.^= Il s'agissait bien du trou d'accroche-porte-clé d'un jeton de caddie :

mystere_2011_02_20_reponse.jpgUn autre kesss tout à l'heure, exceptionnellement =^.^=

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:27

Doucement mais sûrement... du moins je l'espère !

resolution2_2011_02_22.jpg

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 11:18

On continue dans le quasi quotidien, encore avec un gros plan...

mystere_2011_02_20.JPG

 

Réponse mercredi.

Et peut-être un autre kesss en milieu de semaine, après la réponse à celui-ci...

 

N'oubliez pas de jouer aussi chez Zazimtuh (clic). Misère, il est coton cette semaine !! :-/

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 10:01

Et voilà terminé un de mes défis 2011, le Aran weight Victorian lace shawl !

2011_02_18_aran-weight-victorian-lace-shawl.jpgUn vrai délice à faire !

Tu vois, Enila, j'utilise tes pelotes, et ce coton est parfait pour ça !

Modèle traduit chez Christine 73 (clic directement vers la traduction sur ce génial blog de modèles gratuits) =^.^=

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