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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 11:41

livre-pas-fini_2011_08_McCarthy_route.jpgIl semble que ce livre soit déjà culte chez les bobos. Bon. On me l'a conseillé dans un tout autre contexte, et d'une telle manière que je l'ai pris.

 

Le périple d'un homme et son fils plusieurs années après l'apocalypse. Quel genre d'apocalypse ? Aucune idée là où j'en suis rendue, et pas vraiment d'envie de le savoir. Leur avancée, chaque jour, dans le froid, les cendres, le jour gris. Le danger, l'inhumanité, la peur, les souvenirs.

 

Je conçois qu'on puisse trouver ça passionnant. Et l'idée me plaît assez. Mais le récit est lourd, quasi sans ponctuation, froid, vide, sans que ça empêche un certain maniérisme. Sûrement pour participer à l'ambiance glaciale, distanciée. Mais j'aurais aimé y trouver des traces d'humanité, d'émotion, parce que sinon ça me fait à peu près l'effet d'images de synthèse grossières : oui, bon, y'a de l'idée, mais la réalisation formelle pêche tellement qu'impossible d'entrer dans le récit, par ailleurs terriblement monotone (bah oui, je me doute que la vie après l'apocalypse serait monotone, mais je ne vois pas l'intérêt de se l'imposer dès aujourd'hui...). Dommage. Stop page 103 dans cette édition "à vue d'oeil" qui en compte 374.

 

***

Feuilletons ensemble quelques extraits :

 

incipit : Quand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui dormait à son côté.

 

page 23 : Le noir dans lequel il se réveillait ces nuits-là était aveugle et impénétrable. Un noir à se crever le tympan à force d'écouter.

 

pages 40-41 :Dasn les premières années les routes étaient peuplées de fugitifs disparaissant sous leurs habits. Portant des masques et des lunettes de plongée, en guenilles, assis au bord de la route comme des aéronautes en détresse. Leurs brouettes encombrées de tout un bric-à-brac. Remorquant des charettes et des caddies. Leurs yeux luisant dans leurs crânes. Coquilles sans foi de créatures marchant en titubant sur les levées le long des marais tels des vagabonds sur une terre en délire. La fragilité de tout enfin révélée. D'anciennes et troublantes questions se disolvant dans le néant et dans la nuit. L'ultime expression d'une chose emporte avec elle sa catégorie. Eteint la lumière et disparaît. Regarde autour de toi. C'est long jamais. Mais le petit savait ce qu'il savait. que jamais c'est à peine un instant.

 

page 46 : Question : quelle différence y a-t-il entre ne sera jamais et n'a jamais été ?

 

***

La Route, Cormac McCarthy, traduit (américain) par François Hirsch, 2006, 374 pages

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Plouf_le_loup - dans Livres
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commentaires

Marihan 20/09/2011 23:02



et avec le verbe avoir à la place du verbe être c'est encore mieux ! Bonjour les fautes grrrrrrrr



Marihan 20/09/2011 23:01



Ah mais c'est qui le chef ? Bon je rerereposte mon commentaire :


Moi c’est le film qui m’a donné envie de lire le livre. Le livre est bien plus dur que le film, même si il restitue bien l'ambiance (et en plus Viggo Mortensen, quoi ! :P). le thème de la survie
à un hiver(nucléaire ? météorite ? en fin de compte peu importe). Plus de civilisation plus d'espoir. Seul l'enfant raccroche l’adulte à l'humainité . L’enfant est un gardien de la raison et de
l’humanité c’est lui rappelle sans cesse «nous sommes du bon côté, nous ne mangeons pas les gens » c’est lui qui oblige le père à donner à manger au vieillard aveugle, c’est lui qui oblige le
père à redonner ses vêtements au voleur. Bon la fin est discutable mais pourquoi pas. En tout cas, une chose que je trouve illogique, c’est qu’il n’y est plus d’insectes, ors on sait que certains
résistent à des conditions extrêmes, d’autant que  dans le livre il reste des humains,  un chien et des champignons, il devrait donc y avoir des insectes quelque part(et donc de la
protéine !). En tout cas, ce livre que je pense crédible, me fait penser comme Yves Paccalet dans son livre d’utilité public « l’humanité disparaîtra, bon débarras »  (un de mes livre culte)
:  « … je suivrais le conseil du physicien américain Carl Sagan. Je monterais sur le toit de la plus haute tour de la ville, afin d’être certain de périr à la première minute du conflit,
écrabouillé par l’onde de choc et volatilisé par l’enfer de la bombe H, sans souffrir et sans même avoir le temps d’y penser…  J’opterais pour la mort instantanée, plutôt que pour l’atroce
agonie dans le trou à rats d’un abri… ».



Marihan 01/09/2011 15:52



Ah oui tiens y'a eu comme un schmol, du coup mon dernier commentaire est un peu dans le vide. Revoilou le premier :






Plouf_le_loup 02/09/2011 07:10



argh ! Même chose



Marihan 31/08/2011 23:42



Encore un petit mot :  le prix pulitzer n'est généralement pas attribué simplement parce que des bobos aiment un livre !



Plouf_le_loup 01/09/2011 09:19



Je n'ai pas prétendu une chose pareille ;) Et c'est là que "chacun ses goûts", les jurés du Pulitzer ont aimé (ou se sont pliés à la nécessité politique du moment, comme à peu près tous les prix
littéraires actuels, je n'en sais rien, je ne connais pas les rouages de celui-là), des lectrices ici aussi d'ailleurs, moi pas. C'est tout =^.^=


(et ton précédent comm. n'est pas passé, semble-t-il, j'ai une fenêtre vide... ???)



Marihan 31/08/2011 23:35







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